Les dictatures ont le moyen Orient en poupe.
Elles durent.
De très éminents historiens, philosophes, politilogues et théologiens, ont écrit l'essentiel sur le sujet. Nous savons comment elles arrivent et perdurent. Inutile d'en rajouter.
Tout ce qui n'est pas dictatorial devrait donc à contrario produire du convivial. En voyant ce qui se passe aussi dans nos mignonnes démocraties, le convivial n'est pourtant pas très en forme. Is n' it ?
La tentation autocratique est universelle : même Rome y a succombé il y a 2000 ans.
En 2011, le fait du Prince est toujours très vivace : l'habileté consiste à le faire passer entre les mailles du filet. Les diktats "démocratiques" se glissent entre Constitutions, Codes et Lois avec un aplomb fringant, pendant que la Cour loue le dévouement du Prince.
Et le JO, Journal Officiel, atteste que la démocratie respire.
Alors qu'est ce qui cloche en fait ?
J'ai une explication. La voici :
L'ambition collective est maintenant submergée par l'ambition individuelle. Je m'explique.
Certains individus naissent avec l'aptitude ardente d'entraîner le groupe auquel ils appartiennent sur les chemins de la réussite, et donc de l'épanouissement.
Ils ont une formidable capacité à faire émerger les étonnantes aptitudes de l'homme à faire plus, mieux et bien.
Leur satisfaction personnelle se nourrit de l'adhésion de tous vers des objectifs sains. Ce sont les champions de l'intérêt général.
D'autres individus naissent en même temps avec le désir absolu d'émerger au milieu d'un océan de gens ordinaires et de faire admirer leur brillance. L'idée de ne pas être devant les torture. Quand ils comptent le nombre de barreaux de l'échelle, leur appétit décuple.
Ce sont les champions de l'ambition individuelle, possédés par une volonté de puissance, visible de la lune.
Pour imposer leurs diktats, brutaux et/ou subtils, garder leur hochet, ils s'appuient sur tout ce qui chez l'homme donne à pleurer.
Le premier groupe a largement décliné ces 60 dernières années, au profit du second.
Et si donc le divorce entre le peuple paisible et ses puissants saute aussi fort à la une des médias, c'est que dans l'attente des premiers, il élit presque toujours les seconds, plus roublards : terrible méprise.
Alors qu'autour de la Méditerranée on commence à réaliser que la dictature ne vend que sable et sang, nous aurions grand intérêt, dans nos démocraties, à booster le petit cercle des premiers et à freiner la grande cohorte des seconds...
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