Les indignés se trompent de cible.
Ce sont les obstinés qui sont à l'origine des difficultés économiques que refusent ces indignés.
Les obstinés n'ont qu'un seul bréviaire : tout peut et doit se partager. Et le partage c'est leur affaire.
Les obstinés ont un point commun, quasi génétique, : ils sont craintifs, et redoutent par dessus tout d'avoir à affronter les aléas de toute vie.
La sécurité est leur religion : le risque leur cauchemar.
De génération en génération, ils recherchent et se transmettent tous les jobs procurant statut.
Ils ont appris de leurs parents, que dans ces métiers, si bien codifiés, être viré est exceptionnel.
Tout le monde se protège, du bas en haut.
La conjoncture n'existe pas dans ces océans de tranquillité. L'ailleurs n'existe pas non plus.
La mer sera toujours calme, indéfiniment.
Assurés d'une sécurité adorée, souvent échangée au prix de la monotonie, de l'ennui, et du chef de service retors, ils peuvent enfourcher en toute quiétude le grand cheval de l'égalitarisme.
C'est être si génereux de réclamer pour tous, ce que l'on a précieusement obtenu pour soi.
Ils apprennent très vite les dogmes de base. L'égalité se crée si on le veut bien.
Ils ont entendu cela tout petits. C'est pourquoi ils deviennent obstinés.
Il est interdit de dire son fait à un obstiné : il fait alors appel aux valeurs : tarte à la crème dont le stock est inépuisable.
Leur pire ennemi est la réalité, mouvante, changeante.
C'est à dire celle que les autres vivent avec ses risques, ses succès, ses drames, ses ''injustices", ses inégalités...
Contre la réalité ils ont dressé un rempart : le principe de précaution.
Ils sont les champions du discours sur la productivité de l'économie privée, et... se taisent quand il s'agît de la leur.
Les obtinés ont pris le pouvoir en France, depuis 40 ans.
Le droit acquis est le seul droit qui vaille : tous les autres sont relatifs.
S'adapter est un mot anti-solidaire, un mot de voyou.
Les coûts qu'ils font peser sur nos finances nationales sont astronomiques.
Les obstinés tiennent presque tous les leviers, car les 3/4 de la classe politique viennent de leurs rangs. Ils sont dans tous les palais, annexes comprises.
Qu'un vieil homme déguisé en ''indigné'', réussisse le tour de force de rediriger le ressentiment de ceux qui sont désarmés et démunis en face des crises, en direction des entrepreneurs/risqueurs qui sont justement entravés par l'obstination réthorique d'une minorité d'obstinés, démontre à quel point
le bon sens est lui aussi agressé.
Et c'est ainsi que l'influence des obstinés, sans cesse amplifiée, provoquera un jour ou l'autre le vrai clash...
A diffuser sans modération...
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dimanche 28 octobre 2012
vendredi 19 octobre 2012
Sexualité
Est-ce bien raisonnable de parler de ça ?
Surtout après trois mois d'absence de billets sur ce blog - mea culpa -
Parler de météo serait plus convivial : d'ailleurs tout le monde en parle.
Mais peut-on ne pas en parler ?
Ne pas avoir d'avis, jouer la tranquillité, de peur de faire une grosse boulette et s'inscrire dans la case des ''sans opinion" ?
Oui, le mariage de ceux qui ne sont pas hétérosexuels, pose bien une question complexe.
Premier constat : le monde du vivant est organisé autour de deux états : masculin- féminin.
Mais cela ne suffit pas pour englober toute l'humanité. Il y a bien un Mais.
Deuxième constat : du couple, homme femme, naissent des enfants hétéro et homosexuels.
Où se situe cette alchimie qui provoque un aiguillage sexuel ?
Troisième observation : les proportions semblent historiquement constantes. De toute éternité l'homosexualité existe. Seule sa visibilité/acceptation change avec les époques et les cultures.
Ainsi il est fort probable que chaque lignée familiale connaisse au moins un exemple.
Quatrième : les codes sociaux des hétérosexuels, dont le mariage, façonnent naturellement toutes les civilisations.
Cinquième constat : les différences entre les être humains, génèrent automatiquement des comparaisons. Les trop petits, les trop moches, les trop roux, les trop...doivent composer sans cesse avec les critères de l'homme standard ordinaire.
Comment me trouve-t-on ? est une interrogation au centre de toute vie.
L'énumération pourrait être bien plus longue, alors qu'est ce qui importe vraiment ?
Les couples qui n'avaient pas d'enfants ont vu apparaître la fécondation in vitro, qui les a replacés dans le cycle de la normalité : d'une union charnelle naissent naturellement des enfants.
La question devient donc, faut-il que le mariage de personnes du même sexe conduisent de droit à la descendance d'enfants, enfants qui seront pour moitié ''empruntés à un tiers'' ?
La situation des femmes et des hommes serait sur ce plan très inégale. La femme pouvant librement consentir à des relations sexuelles dans le but d'être enceinte. L'homme étant obligé de recourir à une mère porteuse.
Et dans un couple homosexuel marié comment se prendra la décision : pour les femmes, laquelle aura l'enfant ? Pour les hommes, lequel sera le père biologique ?
Les femmes pourront librement choisir d'avoir chacune recours à un même père biologique pour avoir chacune leur enfant, devenus de fait demi-frère ou demi soeur.
Pourquoi l'une des deux abandonnerait, par amour pour l'autre, son désir d'enfant ?
Et s'il s'agît de deux pères biologiques différents, ces enfants n'ayant rien en commun pourront-ils se marier entre eux plus tard ?
Au regard des nouveaux textes ils seraient civilement frères et soeurs.
La complexité est totale.
La question est à ce point importante qu'il me semble qu'elle n'est même pas du ressort des députés, ni même d'un réferedum.
Un conseil de penseurs, de chercheurs, de philosophes, de scientifiques, de médecins, de sociologues, pourrait plancher sur les conséquences muti dimensionnelles de cette question.
Et c'est ainsi qu'il faut savoir attendre ce que diront dans quelques années, les enfants qui, nés et élevés dans ces situations particulières, décriront ce qu'ils ont ressenti. Car aujourd'hui personne n'en sait rien.
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Surtout après trois mois d'absence de billets sur ce blog - mea culpa -
Parler de météo serait plus convivial : d'ailleurs tout le monde en parle.
Mais peut-on ne pas en parler ?
Ne pas avoir d'avis, jouer la tranquillité, de peur de faire une grosse boulette et s'inscrire dans la case des ''sans opinion" ?
Oui, le mariage de ceux qui ne sont pas hétérosexuels, pose bien une question complexe.
Premier constat : le monde du vivant est organisé autour de deux états : masculin- féminin.
Mais cela ne suffit pas pour englober toute l'humanité. Il y a bien un Mais.
Deuxième constat : du couple, homme femme, naissent des enfants hétéro et homosexuels.
Où se situe cette alchimie qui provoque un aiguillage sexuel ?
Troisième observation : les proportions semblent historiquement constantes. De toute éternité l'homosexualité existe. Seule sa visibilité/acceptation change avec les époques et les cultures.
Ainsi il est fort probable que chaque lignée familiale connaisse au moins un exemple.
Quatrième : les codes sociaux des hétérosexuels, dont le mariage, façonnent naturellement toutes les civilisations.
Cinquième constat : les différences entre les être humains, génèrent automatiquement des comparaisons. Les trop petits, les trop moches, les trop roux, les trop...doivent composer sans cesse avec les critères de l'homme standard ordinaire.
Comment me trouve-t-on ? est une interrogation au centre de toute vie.
L'énumération pourrait être bien plus longue, alors qu'est ce qui importe vraiment ?
Les couples qui n'avaient pas d'enfants ont vu apparaître la fécondation in vitro, qui les a replacés dans le cycle de la normalité : d'une union charnelle naissent naturellement des enfants.
La question devient donc, faut-il que le mariage de personnes du même sexe conduisent de droit à la descendance d'enfants, enfants qui seront pour moitié ''empruntés à un tiers'' ?
La situation des femmes et des hommes serait sur ce plan très inégale. La femme pouvant librement consentir à des relations sexuelles dans le but d'être enceinte. L'homme étant obligé de recourir à une mère porteuse.
Et dans un couple homosexuel marié comment se prendra la décision : pour les femmes, laquelle aura l'enfant ? Pour les hommes, lequel sera le père biologique ?
Les femmes pourront librement choisir d'avoir chacune recours à un même père biologique pour avoir chacune leur enfant, devenus de fait demi-frère ou demi soeur.
Pourquoi l'une des deux abandonnerait, par amour pour l'autre, son désir d'enfant ?
Et s'il s'agît de deux pères biologiques différents, ces enfants n'ayant rien en commun pourront-ils se marier entre eux plus tard ?
Au regard des nouveaux textes ils seraient civilement frères et soeurs.
La complexité est totale.
La question est à ce point importante qu'il me semble qu'elle n'est même pas du ressort des députés, ni même d'un réferedum.
Un conseil de penseurs, de chercheurs, de philosophes, de scientifiques, de médecins, de sociologues, pourrait plancher sur les conséquences muti dimensionnelles de cette question.
Et c'est ainsi qu'il faut savoir attendre ce que diront dans quelques années, les enfants qui, nés et élevés dans ces situations particulières, décriront ce qu'ils ont ressenti. Car aujourd'hui personne n'en sait rien.
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