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lundi 18 juillet 2011

Triple AAA, mauvaise note !

Vous le lirez partout, la France est notée triple A.
C'est à dire qu'elle peut continuer à s'endetter, avec un taux d'intérêt attractif.


Tout le monde s'en félicite !
Et continue de faire comme si de rien n'était. Nous coulons et allons nous noyer avec une très bonne note !
Les Sénateurs avaient même décidé de s'offrir une petite prime de 3.500 euros avant les vacances. Quel exemple de l'outrance à laquelle parviennent ceux qui font théoriquement vocation de servir leur pays. Mon oeil !

Pour redresser notre situation, cette malheureuse notation triple A provoque l'effet inverse : elle incite tous nos décideurs à reporter sans arrêt l'opération chirurgicale à laquelle nous sommes condamnés. Chacun repasse le mistigri à la génération suivante.

Il est donc urgent de dégrader cette note, car elle dégrade chaque jour un peu plus notre situation.

Puisque nous ne voulons pas réduire notre train de vie de riche, qui dissimule la sous-productivité de l'état et couvre des abus indécents, il faut que notre capacité d'emprunter soit dépréciée.
Comme il ne faut plus compter sur les responsables politiques pour faire ce qu'il faut faire, comptons sur les prêteurs pour nous couper les vivre.
Plus de confiture.

Et c'est ainsi que les politiques français - gauche et droite -obtiennent chaque année une bonne note, alors même qu'ils ratent toutes les épreuves capitales, et continuent sans aucune gêne à donner la leçon aux entrepreneurs en pompant sans vergogne dans leurs trésoreries...


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lundi 11 juillet 2011

Reporter les reportages

La frénésie est retombée.
Deux journalistes ont eu la chance de revenir en vie du reportage qu'ils croyaient hautement utile de réaliser.


63 soldats y sont restés depuis 8 ans.

Alors utile pour qui ?


Pour nous, citoyens-téléspectateurs, qui en avons vu des dizaines depuis la mort du Commandant Massoud ?

Voir un énième taliban, caché derrière un piton rocheux, nous expliquer que la guerre est sainte, puisqu'elle doit maintenir son peuple dans les ténèbres, en quoi cela est-il informatif ?

Nous savons qu'en Afghanistan, le sport ancestral c'est la guerre, d'habitude entre tribus. Depuis 30 ans les grands pays jouent au jeu préféré des Afghans, alors ceux ci ne vont surtout pas arrêter la partie. 

Les deux reporters ont balayé d'un trait le coût final astronomique de leur reportage. Leur information ne doit pas avoir de prix.

Qu'une rédaction de service public décide d'autoriser ses journalistes à aller enquêter sur la manière dont les talibans s'y prennent pour s'attaquer à nos militaires est affligeant, indécent.

On voit là que le "journaliste" n'est pas concerné par la dette : ce qui compte c'est qu'il soit perçu comme un reporter de guerre, bravant tous les dangers pour une vidéo/photo primée.

Et c'est ainsi que les journalistes vont créer eux mêmes des situations inextricables qui tiennent en haleine tous leurs confrères et nous font penser que c'est un métier alors que c'est un jeu immature...


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