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lundi 30 janvier 2012

Grand théatre...

La communication non verbale en dit beaucoup.
Il faut l'écouter avec les yeux.

C'est ce que j'ai tenté de faire un Dimanche de Janvier 2012.

Comme je n'étais pas emballé par le texte de la pièce proposée ce soir là - je le connais presque par coeur - j'ai observé la mise en scène.

La dimension de la scène était calibrée super size.
La sobriété ne colle pas avec les monologues.
Une double estrade servait à simuler la mise en  chaire.
Le credo descendrait de plus haut, et serait donc plus vrai.

Un arrière plan majestueux alternait piliers et drapeaux, symboliques de la stabilité des institutions et de l'élan patriotique, ce qui aura échappé à ceux qui étaient hypnotisés.

Une petite tribune, reléguée en touche, signifiait par son silence consenti que l'instant était grave.

Quatre acteurs de la grande fratrie médiatique avaient réussi la sélection, mélange subtil de notoriété avenante et de compétence respectueuse.
Ils peuvent se dire bien notés, eux.

Il eut été inconvenant de laisser le spontané la bride sur le cou.
Le naturel de la réponse est si difficile à peaufiner, qu'il vaut  mieux oublier Feydeau .
Tout le monde connaît son texte, y compris les caméras.

Dans les petites lucarnes, le spectateur s'oblige à attendre l'évènement ; qui ne viendra pas ce soir.

La réalité voulait jouer dans la pièce, comme en Europe où cette pièce est aussi programmée tous les jours : la surprise eut été qu'en France on la laissât entrer.

Et c'est ainsi que notre vision théatrale du geste politique, révèle à quel point nous tenons à distance la réalité, alors même que nous feignons de ne pas comprendre pourquoi tant d'autres s'en accomodent...


A diffuser sans modération...



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vendredi 13 janvier 2012

Mort tragique....ment inutile

En juillet 2011, j'écrivais un billet sur ce besoin quasi suicidaire de faire des "reportages de guerre".

Aller à tout prix ajouter de l'image à ce que nous savons tous, relève du curieuse obstination.

Mais qu'apportent donc 3 minutes de reportage pour nous montrer des mortiers, des larmes, des silences et des individus surexcités ?
Partout ou règnent ces régimes dictatoriaux, champions du mensonge, de la manipulation et de la terreur, un seul reportage suffit amplement.

Nous savons tout sur tout, et les satellites militaires ont bien plus d'images et d'infos que nos "reporters de guerre".

Les contritions posthumes cachent deux choses :
- la  recherche d'adrénaline est similaire à celle des sports extrêmes, et l'excitation de la mission périlleuse est aussi au coeur de l'enjeu.
- ceux qui signent ces missions, et les font financer par les deniers publics, devraient d'abord obtenir de notre commission des affaires étrangères un feu vert.

En face des veuves et des orphelins, on magnifie la beauté du métier et on glorifie le journalisme qui devrait informer partout et sur tout, au nom de la liberté.


Et c'est ainsi que des garçons s'élancent dans les bourbiers, pour quelques minutes d'images qui ne changent rien, alors que, dans le même instant, leurs rédactions savent garder bien au chaud d'autres informations "brûlantes", glanées lors des fameux échanges "off".



A diffuser sans modération...


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jeudi 5 janvier 2012

Madame Irma est aux anges...

C'est parti !
Et c'est même parti trop vite : mon billet n'était pas encore achevé qu'il s'est envolé ! Je m'excuse auprès de ceux qui en ont dejà reçu une bribe...

Si votre opinion est ferme, et votre décision prise, les 4 mois qui viennent vont vous horripiler.
C'est le moment de partir ailleurs.

Mais si vous êtes dubitatif... alors là vous êtes au coeur de la cible.
Tout va tourner autour de votre doute.

Vous allez être choyé, chouchouté, aimé comme jamais.
Ils seront des centaines à vous prendre entre quatre yeux pour vous distiller les "vrais" tenants et aboutissants.

Pendant trois mois, vous redeviendrez adulte et quitterez vos guenilles de contribuables et horripeaux d'automobilistes au QI de moineau.  Vous ne serez plus un pauv'....

Ce qui est le plus étonnant aujourd'hui c'est l'indifférence avec laquelle nous laissons s'autodésigner candidats, des personnes dont nous sommes incapables d'apprécier les vraies qualités fondamentales.

La seule chose qui soit réellement visible et bien perçue c'est leur féroce désir d'être dans le grand bureau.


Ma suggestion est toute simple : l'élection se déroule effectivement en deux tours, mais espacés de quatre mois.

Les deux arrivés en tête, ont alors quatre mois pour décider de leurs propositions qui sont adoptées le jour même du vote : ce qui oblige tout le monde, candidats et citoyens, à se concentrer sur le réel et à ne plus faire de promesses de magiciens.

Au premier tour on garde les deux meilleurs, au deuxième on choisit notre chemin d'avenir, et on fait en même temps l'économie de débats parlementaires qui resassent indéfiniment les mêmes rengaines.

Et c'est ainsi qu'il y aura toujours d'autres options, pour faire vivre la démocratie, engluée dans les imprécations et les fariboles...


A diffuser sans modération...


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