Nombre total de pages vues

dimanche 27 novembre 2016

Macron, Micron

Je ne m'étais pas encore forgé une opinion à propos du Sieur Macron. Je sais maintenant que Sieur lui convient mieux que Monsieur, car il a une opinion stratosphérique de sa personne.

J'ai lu et relu son interview dans le Point, consécutif à la sortie de son bouquin, superbement intitulé Révolution.

Le diagnostic qu'il porte pour justifier ce titre prétentieux est faux.
Entièrement faux. Il fait porter à la mondialisation, qu'il se garde bien de décortiquer, la causalité première de l'état actuel de notre pays.

Il devrait être distingué par un premier prix de Banalité. Mon ancien prof de philo aurait préféré ''verbeux'' comme qualificatif.

On voit qu'il s'applique à donner une dimension  culturelle, que dis-je civisationnelle,  à son propos, pour contourner la vraie question.

Dans le réel, dans le vrai, dans le dur, Sieur Macron vous feriez quoi ?  Pour les cars on a été éblouis !

Dans le réel, ce qu'il a fait c'est de prendre une fabuleuse note d'honoraires comme conseil de Rothschild pour une très grosse transaction pure et dure du capitalisme. L'inspecteur des finances sait où est le coffre. 

Le jeune homme est admiré depuis si longtemps, qu'il est devenu irritable, si vous le contrez. Le sourire est bien trop charmeur pour ne pas révéler une belle dose d'égotisme. 

Il aura du mal, beaucoup de mal, à tolérer d'autres intelligences que la sienne, et on perçoit que les gentils marcheurs de son mouvement lui donnent encore très naïvement le bénéfice de la sincérité de la jeunesse.

Marron, a compris très vite que dans ce monde politique drogué aux titres et aux portefeuilles, le niveau de compétence était très faible. Et que la langue de bois s'apprend sans prof.

Encore une pépite révélée par la prodigieux Jacques Attali, après Ségolène Royal.

Pour l'instant la presse, qui a besoin de rentrées, explore le filon à fond, avec la merveilleuse cerise sur le pompon de la femme subjuguée par son lycéen. Le papier d'emballage est si mignon.

Ce qui est sympathique avec Micron -  je parle des idées - c'est qu'il va renverser toutes les quilles de la gauche et qu'il va priver de boules le grand illuminé de Pau.

On a eu Sarko pendant 25 ans : il serait légitime que la gauche ait aussi le même. 

Et c'est ainsi que l'esprit critique français, celui qui a l'intelligence des situations, s'évapore un peu plus chaque année, et que les marchands de vessies ruinent peu à peu les marchands de lanternes...

A diffuser sans modération...

.

lundi 21 novembre 2016

La claque a gagné

Pour dire désormais ce qui va se passer, les cartomanciennes et les astrologues ne diront pas plus de sottises que les politologues, les experts et les sondeurs réunis.

Avec mon candidat, Bruno Le Maire, je viens de prendre une claque !  J'aurai pu aussi voter NKM. L'un et l'autre sont tournés vers le futur, mais les français étaient hier encore dans le passé.

Car enfin, Juppé, Sarkozy et...Fillon, ont une longue expérience du petit marigot, qui nous vaut cette situation si peu enviable.
Le seul grand pays qui soit passé à coté de l'évidence depuis 35 ans.

Je ne dirais pas que ceux qui ont voté Fillon ont eu le nez creux, c'était un choix ultra normé, et je voterai bien sûr pour lui au second tour. Le logiciel Juppé n'est plus update depuis longtemps.

Fillon lui même, ne peut expliquer ce qui s'est passé.
Ceux qui ont abandonné Sarko après l'avoir porté en triomphe en 2007 et en 2012, ont enfin compris que c'était une apparence d'homme politique. Un comédien.

Ce n'est pas maintenant qu'il faut avoir du coffre, c'est entre Mai 2017 et décembre 2017, quand nous aurons repris le gouvernail. Il faudra tenir pendant des semaines, pour détruire les nuisibles qui de Mélenchon à Cambadelis en passant par Edwy Plenel et les cégétistes fomenteront tous les coups bas possibles.

Les crétins intelligents ont du pouvoir en France.  En particulier ceux qui maquillent le réel.

Hier, le peuple des seniors a dit qu'il fallait revenir au B A BA, ne plus baisser la barre de l'éducation, et balancer le vivre ensemble par la fenêtre !

La droite rêve d'un gros mot :  " des couilles... bon dieu !  "

Et c'est ainsi que les politologues réfléchissent déjà à la manière dont ils vont nous expliquer le deuxième tour dimanche prochain, car cette fois ci ce sera du niveau de la sixième...

A diffuser sans modération...


.



mercredi 9 novembre 2016

Donald, Hillary, Bernie, Alain, François, Bruno, Nathalie....et l'autre

Les démocrates auraient gagné sans problème si Bernie Sanders avait été leur candidat face à Trump.
Le débat aurait eu un véritable intérêt.

Hillary l'a tué, parce qu'elle a considéré que le job lui était du.
La preuve est ainsi faite qu'il ne faut jamais confié le pouvoir à des obsédés du pouvoir.  Cela ne passe plus.

Il y avait depuis des mois un signe très fort de la victoire possible de Trump, et que personne ne soulignait. Les électeurs républicains s'étaient déplacés en très grand nombre lors de la primaire républicaine. Et bien moins du coté démocrate : ce qui montrait déjà que même les démocrates n'appréciaient pas Hillary.

Ce résultat va avoir une incidence directe sur la primaire de droite.

Qui sont les Hillary français ? 
Ceux qui sont aux manettes depuis 30 ans ? Alain, François... ou Nicolas ?

Il n'y a qu'un choix réellement porteur et adapté.
Soit Nathalie Koscuskio Morizet, soit Bruno Le Maire.
Leur logiciel, leur expérience, leur âge sont en phase avec ce que doit devenir notre futur.

Ceux qui choisiront, par classicisme, Alain, François, ou... Nicolas,  rendront un grand service au Front National.
Et ceux qui choisiraient Poisson, dont la présence est due à une bizarrerie de la primaire, se trompent de couloir.

Le feu couve sous la braise en France, il ne faut pas se tromper de pompier.

La parole est à la perspicacité.

Et c'est ainsi que les bien pensants français, et les sondeurs américains ont réussi à se planter en beauté.... comme pour le Brexit...


A diffuser sans modération...


.







samedi 5 novembre 2016

Stratégie de l'apparence


Au moment où d'aucuns se parent de petites ou de grandes plumes  pour faire retomber le bulletin de vote du bon coté, un peu de psycho peut clarifier l'analyse.

Qu'est ce donc qu'un stratège de l'apparence ?
C'est l'exact contraire du naturel.

Les individus qui adoptent des stratégies d'apparence le font car ils n'ont pas d'agréabilité relationnelle avec autrui. Il sont en permanence en situation de comparaison et donc de concurrence avec les autres. 

Ils apprennent très vite que la perspicacité du regard des autres pourrait mettre à nu leur personnalité réelle, et s'efforcent donc de construire un autre personnage, en doublon du vrai.

Le stratège de l'apparence construit toute sa vie une façade, afin que son ''intérieur'' ne soit jamais dévoilé. Il sourie trop.

Et s'assure en permanence que le stratagème fonctionne.
De la plus dérisoire à la plus sérieuse des actions qu'il doit conduire, il vérifie que tout participe au maintien de cette façade.

Lorsqu'il a du pouvoir, ce qui est souvent son obsession, il ne fait confiance à personne. Il est torturé par l'image de ses rivaux, dont il ne comprend pourquoi certains sont doués d'aisance et de séduction naturelle. Il les jalouse à mort.

Lorsqu'il croise un autre stratège de l'apparence, il le démasque aussitôt, et n'aura de cesse de le faire trébucher. 

Le stratège de l'apparence est sous tension permanente, et ne peut donc avoir une vision harmonieuse de la vie et de l'humain.

Cette  observation se termine par une devinette : plusieurs personnages de la vie politique des 30 dernières années appartiennent à cette matrice comportementale affligeante.


Un seul indice : Chirac n'en était pas, il avait d'autres lenteurs.

Et c'est ainsi qu'il faut faire 10 ans d'études pour devenir médecin et établir de bons diagnostics, et qu'une bonne dose d'apparence et d'arrogance suffit pour tromper la moitié d'un pays...

A diffuser sans modération...


.