Je produis du C02, c'est navrant.
Depuis que Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit et leurs groupies nous le rabâchent, je n'ose plus tourner la clé de contact de ma moto. Et si on voyait ma tonne de Co2 tout à coup à l'arrière de son pôt d'échappement, mon Dieu !
J'ai beau plier mes cartons, aller à la déchetterie pour trois brindilles, prendre mon vélo pour les sauts de puce en ville, ne plus manger de tournedos, je ne vois plus quoi faire pour qu'ils me foutent la paix !
Vous saviez vous qu'on avait autant d'Ecotollahs tapis dans les buissons ? Tous gradés cinq planètes. Ils ont trouvé une solution du tonnerre pour corriger nos mauvaises manières : la taxe !
L'autre Nicolas, le patron, a dit c'est 17 euros la tonne : ça vous va ?
C'est idiot ces 17 euros, aussi bête que la vignette pour les vieux, vous vous souvenez. Cela va permettre à l'Etat de différer encore un peu plus sa cure d'amaigrissement, puisqu'il faudra compter mes tonnes de Co2 et celles de mon voisin, encore accro au char d'assaut sur pneus. D'ailleurs cette taxe le Conseil Constitutionnel confirme que c'est bien ce qu'on pensait : une usine à... Co2 .
Et vlan, retoquée la taxe ! Combien a-t-elle déjà coûté avant même d'être prélevée ? Bêtas que nous sommes , ce n'est pas le problème.
Je vais vous dire où elle est la bonne solution : c'est Brita !
Vous ne connaissez pas Brita ?
Mais si : c'est le prénom de la fille d'un allemand très astucieux - Herr Hankammer - qui a mis au point dans les années soixante la carafe à cartouche pour filtrer toutes les petites cochonneries de l'eau du robinet.
Plus d'eau en bouteilles plastiques, plus de montrueuses palettes pour les livrer, plus de polyane pour les enrouler, plus de 35 tonnes pour les transporter à 1.000 km, plus de conteneurs pour récupérer les bouteilles de plastique vides,... c'est fou autant de bénéfices grâce à l'esprit d'entreprise d'un seul homme ingénieux.
Il a créé 950 emplois, et en plus il récupère un max de cartouches pour tout recycler.
C'est ça l'écologie moderne , la vraie.
Mais nous on préfère l'écologie Trompette, celle qui sonne le glas, ne crée pas d' emplois, et se prend pour Madame Irma en matière de cataclysmes.
J'aime bien Yann Arthus-Bertrand, il a l'oeil et il est sympa, mais... je préfère Brita et son Papa !
Allez.. profitez bien de l'avant taxe, avant qu'ils nous taxent aussi les bulles de C02 !
Ps : mon pote de Haute Savoie, qui depuis 5 ans se rapproche de plus en plus de l'Allemagne, va être content : je te fiche mon billet qu'il en parlera au tout Munich lors de son prochain voyage !
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mercredi 30 décembre 2009
lundi 28 décembre 2009
Béatriperles : bouquet de réveillon
Petit rappel : une "Béatriperle" est une phrase, vraie, dont la spontanéité le dispute au cocasse.
Toutes sont absolument authentiques, grâce à la malice imperturbable de celui qui les note toutes avec précision, même étouffé de rires ! Ndlr : son mari.
- je t'ai posé une question, c'est pas une raison pour répondre.
- ah, tes pieds ont changé de tête.
- elle est très bonne cette confiture, mais elle est ratée.
- non on n'en trouve pas en France, seulement à Limoges.
- je n'aime pas les chiens qui aboient pour ne rien dire
- si j'étais veuve je mangerais des sardines.
- il attrapé une maladie qui n'existe pas.
- les gens qui ne sont pas très malins, ils sont toujours bêtes.
- éteins cette lampe, je suis obligée de fermer les yeux à double tour.
Et c'est ainsi que les Béatriperles resteront gravées...
A la prochaine liasse... en 2010.
Toutes sont absolument authentiques, grâce à la malice imperturbable de celui qui les note toutes avec précision, même étouffé de rires ! Ndlr : son mari.
- je t'ai posé une question, c'est pas une raison pour répondre.
- ah, tes pieds ont changé de tête.
- elle est très bonne cette confiture, mais elle est ratée.
- non on n'en trouve pas en France, seulement à Limoges.
- je n'aime pas les chiens qui aboient pour ne rien dire
- si j'étais veuve je mangerais des sardines.
- il attrapé une maladie qui n'existe pas.
- les gens qui ne sont pas très malins, ils sont toujours bêtes.
- éteins cette lampe, je suis obligée de fermer les yeux à double tour.
Et c'est ainsi que les Béatriperles resteront gravées...
A la prochaine liasse... en 2010.
lundi 21 décembre 2009
Vive le train... mais en 2011 !
Nous voilà complètement usagés.
Lessivés, épuisés et sidérés par le mépris que nous témoigne depuis 30 ans la Sncf.
Le refus de communiquer perpétué à un tel niveau d'obstination, reflète une mentalité interne cynique.
En haut de la pyramide, la Sncf est la chasse gardée de ses 500 cadres supérieurs de très haut niveau - polytechniciens, ingénieurs des mines, des ponts, etc...- que le monopole rend de fait indifférents à toute critique extérieure.
Ils se sont passionnés pour battre le record du monde de vitesse, très valorisant pour un ingénieur, mais communiquer avec les usagers... mais c'est une tâche pour les petits échelons, voyons !
En bas de la pyramide, des dizaines de milliers d'employés qui sont entrés à la Sncf pour les extraordinaires avantages et la sécurité qu'elle leur procure . Et cela de père en fils, depuis 3 ou 4 générations. Le fromage est bon.
Et le client au milieu ? Quel client ?
Ah oui, et bien il fait ce qu'on veut : c'est dans le règlement.
Vont-ils revoir les campagnes de pub mirobolantes sur la supériorité du train, et vont-ils garder tout leur état major, comme si rien ne s'était passé ?
Ils croient que la réservation sur Internet leur donne les attributs d'une entreprise moderne, c'est triste.
Souvenez vous de France Telecom, qui se gargarisait de l'invention "géniale" du petit Minitel, et se frottait les mains avec l'obligation forcée de s'équiper d'une ligne Numéris. Pendant qu'internet devenait partout ailleurs le véritable outil universel de communication.
Heureusement l'Europe nous a libéré de l'étreinte étouffante du monopole, les consommateurs français ont alors récupéré très vite leur retard, et la part de marché de FT a fondu.
En 2011, l'Europe va aussi et enfin nous libérer de l'étreinte cynique de la Sncf.
Et de nouvelles compagnies feront tout simplement ce que l'on fait à l'égard d'un client : on ne le prend pas pour une bille avec carte bancaire.
La revanche fera mal.
Lessivés, épuisés et sidérés par le mépris que nous témoigne depuis 30 ans la Sncf.
Le refus de communiquer perpétué à un tel niveau d'obstination, reflète une mentalité interne cynique.
En haut de la pyramide, la Sncf est la chasse gardée de ses 500 cadres supérieurs de très haut niveau - polytechniciens, ingénieurs des mines, des ponts, etc...- que le monopole rend de fait indifférents à toute critique extérieure.
Ils se sont passionnés pour battre le record du monde de vitesse, très valorisant pour un ingénieur, mais communiquer avec les usagers... mais c'est une tâche pour les petits échelons, voyons !
En bas de la pyramide, des dizaines de milliers d'employés qui sont entrés à la Sncf pour les extraordinaires avantages et la sécurité qu'elle leur procure . Et cela de père en fils, depuis 3 ou 4 générations. Le fromage est bon.
Et le client au milieu ? Quel client ?
Ah oui, et bien il fait ce qu'on veut : c'est dans le règlement.
Vont-ils revoir les campagnes de pub mirobolantes sur la supériorité du train, et vont-ils garder tout leur état major, comme si rien ne s'était passé ?
Ils croient que la réservation sur Internet leur donne les attributs d'une entreprise moderne, c'est triste.
Souvenez vous de France Telecom, qui se gargarisait de l'invention "géniale" du petit Minitel, et se frottait les mains avec l'obligation forcée de s'équiper d'une ligne Numéris. Pendant qu'internet devenait partout ailleurs le véritable outil universel de communication.
Heureusement l'Europe nous a libéré de l'étreinte étouffante du monopole, les consommateurs français ont alors récupéré très vite leur retard, et la part de marché de FT a fondu.
En 2011, l'Europe va aussi et enfin nous libérer de l'étreinte cynique de la Sncf.
Et de nouvelles compagnies feront tout simplement ce que l'on fait à l'égard d'un client : on ne le prend pas pour une bille avec carte bancaire.
La revanche fera mal.
vendredi 18 décembre 2009
Sans histoire
Eh bien non, ce n'est pas passé sans histoires.
Vous vous souvenez ? Il y a 10 jours notre ministre a décidé de suivre une recommandation de Richard Descoings, le boss de Sciences Po, qui propose de répartir plus intelligemment la matière Histoire en classes terminales.
La France érudite s'est levée d'un bond !
Quoi ? toucher à l'Histoire, mais t'es dingue mon pote !
Notez que ce Richard est un type qui a su réformer de manière remarquable les verrous d'entrée à Sciences Po, école parisienne de prestige : on aurait pu écouter ce qu'il dit.
Fi donc, on touche pas c'est tout !
Cette réforme est bonne, simplement bonne, mais.. gare à la simplicité, en France c'est la science des nuls.
Augmenter le volume d'histoire en 2ème et 1ère, pour laisser le choix au lycéen d'aller encore plus loin en terminale, selon ses objectifs post-bac, c'est un aménagement intelligent.
Et c'est aussi une nouvelle démonstration de l'aptitude française à saisir toute occasion de controverses, destinées principalement à se mesurer sur le ring de la brillance intellectuelle.
Continuez à réformer Richard, et si vous avez encore du temps, attaquez vous à la formation des futurs enseignants, qui n'ont que zéro heure de pédagogie avant de prendre une classe d'ados en pleine figure !
Miracle de notre savoir faire éducatif lunaire.
Et c'est ainsi qu'il faut aider Richard Descoings : lui comprend les enjeux.
Ps : Vous savez combien il y a d'éminents agrégés, au conseil d'orientation pédagogique du ministère de l'Education nationale, chargés d'aider le ministre dans ses choix : plus d'une centaine...
Vous vous souvenez ? Il y a 10 jours notre ministre a décidé de suivre une recommandation de Richard Descoings, le boss de Sciences Po, qui propose de répartir plus intelligemment la matière Histoire en classes terminales.
La France érudite s'est levée d'un bond !
Quoi ? toucher à l'Histoire, mais t'es dingue mon pote !
Notez que ce Richard est un type qui a su réformer de manière remarquable les verrous d'entrée à Sciences Po, école parisienne de prestige : on aurait pu écouter ce qu'il dit.
Fi donc, on touche pas c'est tout !
Cette réforme est bonne, simplement bonne, mais.. gare à la simplicité, en France c'est la science des nuls.
Augmenter le volume d'histoire en 2ème et 1ère, pour laisser le choix au lycéen d'aller encore plus loin en terminale, selon ses objectifs post-bac, c'est un aménagement intelligent.
Et c'est aussi une nouvelle démonstration de l'aptitude française à saisir toute occasion de controverses, destinées principalement à se mesurer sur le ring de la brillance intellectuelle.
Continuez à réformer Richard, et si vous avez encore du temps, attaquez vous à la formation des futurs enseignants, qui n'ont que zéro heure de pédagogie avant de prendre une classe d'ados en pleine figure !
Miracle de notre savoir faire éducatif lunaire.
Et c'est ainsi qu'il faut aider Richard Descoings : lui comprend les enjeux.
Ps : Vous savez combien il y a d'éminents agrégés, au conseil d'orientation pédagogique du ministère de l'Education nationale, chargés d'aider le ministre dans ses choix : plus d'une centaine...
jeudi 17 décembre 2009
Rubrique Béatriperles
Mais diable qu'est ce qu'une "Béatriperle" ?
C'est la manière renversante de s'exprimer, d'une personne délicieuse dont la spontanéité provoque d'irrésistibles éclats de rire dans son entourage familial et amical.
Et qui vous l'avez deviné, se nomme Béatrice.
Epouse, mère et grand-mère à la ville.
Elle m'a donné son feu vert pour en sélectionner quelques unes afin de créer une séquence qui reviendra de temps à autre sur ce blog : ce sera la rubrique "Béatriperles", sans coupure bien entendu.
Voici une première liasse :
- ah, je vais me laver les dents, j'ai trop chaud aux jambes.
- moi, je n'aime pas les raccourcis qui rallongent.
- a mon avis ce peintre ne travaille pas au noir, il est habillé en blanc.
- j'espère que je ne serai pas veuve la première.
- en voiture, quand je suis seule, c'est toujours moi qui conduit.
- les biscuits c'est un sacré créneau pour les fabricants de biscuits.
- je le connais ce jeune, c'est surement le fils de quelqu'un.
- moi, je n'aime pas faire mes projets à l'avance.
A bientôt pour une prochaine rubrique...
A diffuser sans modération
C'est la manière renversante de s'exprimer, d'une personne délicieuse dont la spontanéité provoque d'irrésistibles éclats de rire dans son entourage familial et amical.
Et qui vous l'avez deviné, se nomme Béatrice.
Epouse, mère et grand-mère à la ville.
Elle m'a donné son feu vert pour en sélectionner quelques unes afin de créer une séquence qui reviendra de temps à autre sur ce blog : ce sera la rubrique "Béatriperles", sans coupure bien entendu.
Voici une première liasse :
- ah, je vais me laver les dents, j'ai trop chaud aux jambes.
- moi, je n'aime pas les raccourcis qui rallongent.
- a mon avis ce peintre ne travaille pas au noir, il est habillé en blanc.
- j'espère que je ne serai pas veuve la première.
- en voiture, quand je suis seule, c'est toujours moi qui conduit.
- les biscuits c'est un sacré créneau pour les fabricants de biscuits.
- je le connais ce jeune, c'est surement le fils de quelqu'un.
- moi, je n'aime pas faire mes projets à l'avance.
A bientôt pour une prochaine rubrique...
A diffuser sans modération
lundi 7 décembre 2009
Parti Pris...onnier
Vous n'êtes pas adhérent d'un parti politique ? Voilà un signe de bonne santé civique.
Adhérez... et vous êtes pris malheureux !
En effet, faut-il être benêt pour adhérer à un parti dont vous ne savez rien en fait de ce qu'il va dire ou faire, si ce n'est son programme qui rabâche les sempiternels lieux communs : les " il faut faire en sorte que.... et les plus de... "
Oui, chaque militant croît benoîtement que le parti sera le juste réflecteur de ses propres opinions, et qu'il peut donc y adhérer d'emblée et sans réserve. Oh..c'est tellement ce que je pense.
Aie aie, aie !
Le militant est un citoyen qui est convaincu d'avoir de solides convictions, ce qui le pousse à s'assembler avec tous ceux qui ont visiblement les mêmes. Pas de divergences entre chers amis inconnus . A nous les changements de société !
Bien piètre analyse, car le militant est pris à contre-pied si souvent, et se retrouve ainsi obligé de défendre, par cohérence avec son adhésion, des décisions, ou des projets, qui le surprennent, le déroutent, ou même le mettent en contradiction avec sa propre situation.
Vous doutez de ce constat ?
Questionnez alors les militants du sarkozisme au ségolénisme, en passant par le baÿrouisme, surement les plus contre-piègés des trois.
Nous parlons de militants classiques, et non pas de supporters/groupies qui eux défendront coûte que coûte leur champion, y compris quand il leur imposera d'avaler soit des couleuvres, soit des énormités - cf affaire Jean Sarkozy - soit des virages brutaux sur trois roues.
Qu'est-ce que constate le citoyen , et que le militant lui se refuse à voir ?
Que le sarkozysme vient bien d'ailleurs, et ne fait ni dans la nuance, ni dans la concertation : une seule volonté et un aéropage d'éxécutants inquiets et stressés. Comme à l'Est.
Que le ségolénisme est un jeu de tréteaux et de répliques entre médias et elle.
Que le baÿrouisme est l'obsession narcissique d'un complexé à la recherche de serviteurs subjugués par ses illusions mouvantes.
Que le strauss-kahnisme est une adroite et méticuleuse conquête des jouissances qui vont avec le pouvoir.
Que le besancenisme répond parfaitement à la volonté de puissance de personnes pas assez comblées d'avoir trouvé une planque.
Gardez bien votre liberté, c'est à dire celle de prendre parti, selon vos sensations personnelles et à chaque moment, et gardez vous d'être de parti pris, au sens littéral, car c'est la manière la plus passive d'être citoyen, en s'obligeant à dupliquer les argumentaires d'un chef, qui se moque bien d'avoir eu votre approbation, et qui ne veut qu'une chose : le fauteuil d'en haut.
Soyez sans crainte, si on vous demande d'être très convaincant et pro-actif avant l'élection, on ne viendra plus vous déranger après !
Et c'est ainsi qu'on peut voir les choses.
Adhérez... et vous êtes pris malheureux !
En effet, faut-il être benêt pour adhérer à un parti dont vous ne savez rien en fait de ce qu'il va dire ou faire, si ce n'est son programme qui rabâche les sempiternels lieux communs : les " il faut faire en sorte que.... et les plus de... "
Oui, chaque militant croît benoîtement que le parti sera le juste réflecteur de ses propres opinions, et qu'il peut donc y adhérer d'emblée et sans réserve. Oh..c'est tellement ce que je pense.
Aie aie, aie !
Le militant est un citoyen qui est convaincu d'avoir de solides convictions, ce qui le pousse à s'assembler avec tous ceux qui ont visiblement les mêmes. Pas de divergences entre chers amis inconnus . A nous les changements de société !
Bien piètre analyse, car le militant est pris à contre-pied si souvent, et se retrouve ainsi obligé de défendre, par cohérence avec son adhésion, des décisions, ou des projets, qui le surprennent, le déroutent, ou même le mettent en contradiction avec sa propre situation.
Vous doutez de ce constat ?
Questionnez alors les militants du sarkozisme au ségolénisme, en passant par le baÿrouisme, surement les plus contre-piègés des trois.
Nous parlons de militants classiques, et non pas de supporters/groupies qui eux défendront coûte que coûte leur champion, y compris quand il leur imposera d'avaler soit des couleuvres, soit des énormités - cf affaire Jean Sarkozy - soit des virages brutaux sur trois roues.
Qu'est-ce que constate le citoyen , et que le militant lui se refuse à voir ?
Que le sarkozysme vient bien d'ailleurs, et ne fait ni dans la nuance, ni dans la concertation : une seule volonté et un aéropage d'éxécutants inquiets et stressés. Comme à l'Est.
Que le ségolénisme est un jeu de tréteaux et de répliques entre médias et elle.
Que le baÿrouisme est l'obsession narcissique d'un complexé à la recherche de serviteurs subjugués par ses illusions mouvantes.
Que le strauss-kahnisme est une adroite et méticuleuse conquête des jouissances qui vont avec le pouvoir.
Que le besancenisme répond parfaitement à la volonté de puissance de personnes pas assez comblées d'avoir trouvé une planque.
Gardez bien votre liberté, c'est à dire celle de prendre parti, selon vos sensations personnelles et à chaque moment, et gardez vous d'être de parti pris, au sens littéral, car c'est la manière la plus passive d'être citoyen, en s'obligeant à dupliquer les argumentaires d'un chef, qui se moque bien d'avoir eu votre approbation, et qui ne veut qu'une chose : le fauteuil d'en haut.
Soyez sans crainte, si on vous demande d'être très convaincant et pro-actif avant l'élection, on ne viendra plus vous déranger après !
Et c'est ainsi qu'on peut voir les choses.
mercredi 2 décembre 2009
Question française, réponse suisse
Avec le débat sur leurs minarets, les citoyens suisses ont répondu à une consultation, comme ils le font régulièrement selon leur constitution, qui considère le citoyen comme une personne avisée, au vrai sens du mot.
La participation très forte à cette votation démontre combien ils se sentaient concernés par la question justement, mais aussi par ce qu'elle ne disait pas.
Et voilà que ces citoyens suisses, gens avisés, ont répondu ce qu'ils pensent, c'est bien curieux ça !
Enfin c'est ce qu'en France on a immédiatement tenté de nous faire comprendre : il faut les excuser ils ne l'ont pas fait exprès : tout ça c'est à cause d'un guignol populiste.
Et puis les Suisses sont tellement différents des français que le résultat n'est pas transposable chez nous. D'ordinaire en France, on sourit devant les votations suisses et leur coté primaire.
Mais cette fois ci, bigre ça ne rigole plus !
Voyez comme on se protège immédiatement des conséquences prévisibles qu'une approbation spontanée de la réponse des Suisses, risquerait de provoquer en France.
Journalistes et hommes politiques ont été à l'unisson : chez nous tout cela est dépassé, tout est paisible, l'Islam de France ( ? ) est soluble.
Par contre le français de base, lui, s'est emparé de la question avec un enthousiasme record : enfin un peuple d'Europe qui ose dire la couleur du noir. Qui ne fait plus semblant.
Depuis 25 ans, les intellectuels, les penseurs, les journalistes, les religieux, ont inventé en France le concept d'Islam modéré, sans jamais expliquer ce que cela voulait dire au juste.
Peut-on appliquer modérément des préceptes, dont on constate que leur application justifie de multiples formes de violence et de coercition ?
Y compris celle d'y adapter de gré, et à l'usure, nos propres lois ?
Les Suisse eux ont répondu qu'ils n'étaient pas schizophrènes, et donc qu'ils ne croyaient pas à la modération.
La participation très forte à cette votation démontre combien ils se sentaient concernés par la question justement, mais aussi par ce qu'elle ne disait pas.
Et voilà que ces citoyens suisses, gens avisés, ont répondu ce qu'ils pensent, c'est bien curieux ça !
Enfin c'est ce qu'en France on a immédiatement tenté de nous faire comprendre : il faut les excuser ils ne l'ont pas fait exprès : tout ça c'est à cause d'un guignol populiste.
Et puis les Suisses sont tellement différents des français que le résultat n'est pas transposable chez nous. D'ordinaire en France, on sourit devant les votations suisses et leur coté primaire.
Mais cette fois ci, bigre ça ne rigole plus !
Voyez comme on se protège immédiatement des conséquences prévisibles qu'une approbation spontanée de la réponse des Suisses, risquerait de provoquer en France.
Journalistes et hommes politiques ont été à l'unisson : chez nous tout cela est dépassé, tout est paisible, l'Islam de France ( ? ) est soluble.
Par contre le français de base, lui, s'est emparé de la question avec un enthousiasme record : enfin un peuple d'Europe qui ose dire la couleur du noir. Qui ne fait plus semblant.
Depuis 25 ans, les intellectuels, les penseurs, les journalistes, les religieux, ont inventé en France le concept d'Islam modéré, sans jamais expliquer ce que cela voulait dire au juste.
Peut-on appliquer modérément des préceptes, dont on constate que leur application justifie de multiples formes de violence et de coercition ?
Y compris celle d'y adapter de gré, et à l'usure, nos propres lois ?
Les Suisse eux ont répondu qu'ils n'étaient pas schizophrènes, et donc qu'ils ne croyaient pas à la modération.
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