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samedi 19 janvier 2013

Mali...Mariage

Mali et Mariage...

Rapprochement étonnant. Et pourtant...

Il y a un lien entre ce qui se passe simultanément dans une Afrique devenue peu à peu musulmane, et une France déjà post-christianisée.

D'un coté un demi-continent, où ce que véhicule l'Islam en général et pas seulement l'Islam des fanatiques, maintient une véritable régression.
De l'autre, une France historiquement religieuse, qui en un siècle a vu ses fidèles happés par le libertarisme, et ses désirs poussés parfois jusqu'à la transgression.

En Afrique, le sida a démontré, de manière hélas fulgurante, que le vagabondage sexuel se portait toujours aussi bien, malgré l'influence du colon blanc venu "évangéliser", et concurrencer le sorcier et l'imam. L'Afrique est même devenue "exportatrice" de prêtres dans une Europe laïque, déstabilisée par le relativisme.
Il est vrai qu'en Afrique le prêtre acquiert un véritable statut qui explique que les séminaires y soient bien peuplés. Il y reçoit l'instruction venue d'occident.
Le mariage fonctionne bien, mais la coutume encore mieux, et le prêtre africain sait que le Notre Père cohabitera avec la virilité ancestrale.

En France, les libertaires ont réussi jusqu'à déchristianiser les fondements de l'Europe, laissant ainsi la voie libre à un Islam trop content de s'épanouir au nom de la liberté. 

Le libertaire sait très bien manier ce concept de liberté : il la veut totale, c'est à dire sans contraintes, et surtout sans "jugement". Le mariage des couples homosexuels est donc pour lui d'une totale légitimité. La Pma puis la gestation pour autrui ne lui poseront aucun problème.
Laissez nous jouir pleinement de l'égocentrisme, et gardez vous tristes fidèles d'une religion de porter un jugement sur ce que nous faisons.
Le libertaire, qui surveille néanmoins le catho comme le lait sur le feu, ne veut pas entendre parler du risque schizophrène qu'il prend.
Quoi l'Islam ? Menaçant pour ma liberté ? Encore une vision paranoïaque des cathos !


Mali... Mariage : en France comme en Afrique, disons qu'il s'agît bien d'un même thème central, fondamental : quelles sont les règles que se donnent les cultures pour définir le cadre de la relation charnelle.

En terre d'Islam la question a été définitivement tranchée : le pilier central fait de l'homme le seul décideur. La femme est à l'homme, sans discussion possible. La jeune fille, vierge, est une offrande d'homme à homme. L'amour n'a pas sa place dans l'affaire.

Ceci a été vrai, mais pour d'autres raisons, dans nos siècles passés, où le bénéfice des alliances, royales, nobles, ou populaires, passait avant les sentiments réellement éprouvés. C'est notre mérite d'avoir peu à peu donner à la relation amoureuse la véritable primauté, exprimée dans un mariage librement et mutuellement consenti.
On comprend que les fous de l'Islam sont prêts à toutes les cruautés pour que ce droit de propriété absolue ne soit jamais remis en cause.

En terre libertaire, l'idée de se soumettre à des principes de comportements religieux, donc porteurs d'auto-discipline, a valorisé le seul mariage civil. Comportant encore trop d'obligations, l'union libre est venue ringardiser les mariages, religieux et civil, bêtement bourgeois.
Aujourd'hui le noyau libertaire hyper-actif, pousse sur le devant de la manoeuvre le mariage civil des couples homosexuels discrets, qui ne réclament rien d'autre que la tolérance, pour éviter de voir mis en avant le vagabondage sexuel, très répandu.

En Afrique nous voyons bien que la démocratie que le colonisateur croyait avoir durablement laissée en contrepartie de son départ, ne résiste pas à la réalité ancestrale historique : la corruption, tolérée par tous si elle profite au village, dissout toute velléité d'organisation politique durable. Les capitaines, souvent formés par l'occident, prennent le pouvoir quand bon leur semble.

La re-colonisation étant interdite par les libertaires, il faut réinventer une nouvelle langue de bois pour expliquer que nos interventions, militaires, sont provoquées par l'avancée dramatique des fanatiques de la charia, sans dire qu'elles sont tout autant dues à la pagaille endémique qui règne sur l'Afrique.

En France, au moment où ce qui se passe là bas démontre à quel point le désordre ambiant provoque de misères, le libertaire veut nous vendre une société post-moderne caractérisée par le minimum minimorum de règles contraignantes. Ma liberté le vaut bien.

En Afrique, et dans tout l'espace musulman, les effets sont connus et terriblement immédiats : mutilations "légales", mariages forçés, polygamie, corruption chronique, démocratie d'apparence...

En France, le libertaire refuse d'intégrer les effets à terme de la dé-sexualisation de la parenté. La transgression des codes est plus fondamentale, que les situations inextricables que ses exigences immédiates vont provoquer.
La gestation pour autrui étant de fait dans le périscope du libertaire, il va donc ouvrir un nouveau "marché" : celui de la location des femmes, portant moyennant finances le "produit espéré". Sélection des ovules, sélection de la mère porteuse, sélection des établissements haut de gamme...
Une fois que la technique garantira une réussite à 99,99 %, les prix de location baisseront, et les porteuses pauvres accepteront de  devenir productrices de gestations.

Que fera l'enfant blanc, né d'ovule inconnu, porté par une mère noire, lorsqu'il aura l'âge de comprendre et donc de réagir ?

Qui mettra-t-il en cause s'il n'arrive plus à se comprendre ?
Sur le plan juridique, au regard de la totalité des configurations possibles, l'inextricable sera quotidien.

Et c'est ainsi que ces deux évènements, qui se déroulent en même temps, nous démontrent qu'avec le refus/rejet des consensus sociaux fondamentaux, vagabondage et transgression sont et seront aussi déstructurants l'un que l'autre...


A diffuser sans modération

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jeudi 10 janvier 2013

Sécurisation : l'absurdité au top !

Sécurisation de l'emploi ?

Dans la grande compétition humaine qui se joue au niveau des idées, des concepts et donc des systèmes organisationnels qui en découlent, les français sont les seuls inscrits dans une discipline délaissée par tous les autres : l'absurdité créative.

Première absurdité :

- Les syndicats qui négocient en ce moment avec le patronat pour faire évoluer un droit du travail ligoté par des centaines de textes, ne représentent qu'une minorité des salariés, et cette minorité est elle même constituée de 80 % de salariés à statut protégés.
5 syndicats officiels n'ont donc parmi leurs adhérents qu'à peine 2 % de salariés du privé. Pas de problème, on négocie au nom des 100 % !

Deuxième absurdité :

- Pour sécuriser un job  - nouveau concept inventé par ceux qui entrent dans la fonction publique comme dans un abri atomique - il faudrait que rien ne change : c'est à dire que les individus s'obligent à maintenir les mêmes comportements, ne changent jamais de choix, et... bref se figent dans l'immobilisme. Ce que font les retardataires, bien connus des études de marché.
Et encore l'emploi ne serait-il pas sécurisé pour autant, car la différence d'attitude, d'ardeur, et d'ingéniosité, ne manquerait pas de se voir, et les meilleurs seraient donc très logiquement gardés et seuls  "sécurisés." C'est ainsi depuis des milliers d'années.

Troisième absurdité :

- Si tous les contrats de travail comportent une période d'essai, ceci correspond à une évidente nécessité qui est donc devenue légale : il faut du temps pour apprécier les individus, les jauger, et démasquer aussi les petits malins.
L'état lui même comme employeur, fait passer de multiples concours à des personnes déjà diplômés - c'est dire le niveau de précaution - et ne titularise pas le premier jour !

Alors que fait-on de celui qui ne fait pas l'affaire : on le sécurise et on le garde  ? C'est bien ce que l'on constate dans le public, qui comporte en son sein nombre d'emplois fictifs au nom de la sécurisation.

Quatrième absurdité :

- L'émergence de l'interim  - qui a remplacé peu à peu ceux qu'on appelait les journaliers - suffit à démontrer que le niveau d'activité est sans cesse variable. Ajouter une nouvelle pénalisation financière sur les emplois de courte durée va réduire la capacité de réactivité des entreprises : effet négatif garanti sur l'emploi.


Cinquième absurdité :

- Les gouvernements, depuis 40 ans, ont fait peser sur l'heure de travail un niveau de charges tel, qu'il a eu pour effet direct d'accélérer l'investissement machine, afin de n'avoir que le minimum de salariés possible : ce qui explique notre niveau global de productivité, et un chômage qui augmente.
Ajouter de nouvelles charges accélérera donc cette orientation qui s'impose à tout entrepreneur intelligent, et aura donc un effet inverse à celui attendu.

Et c'est ainsi, pour préparer l'avenir et s'adapter aux réalités du monde, qu'un gouvernement de professeurs propose à d'étranges médecins, qui n'ont jamais exercé et prescrivent des remèdes mortifères, de s'opposer à ceux sur lesquels tout repose.

Retirer la clé de voûte et s'étonner que l'édifice s'effondre...


A diffuser sans modération,


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