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dimanche 29 novembre 2009

La classe de quatrième tout en anglais

As you know, we do not speak english easily or fluently, even if this language is nowadays so usefull.

Alors pourquoi ne pas y consacrer une année entière avec des professeurs de langue maternelle anglaise ? Avec un enseignement entièrement en anglais pendant une année scolaire.

La classe de quatrième me semble tout à fait propice à ce projet. Après deux ans de collège, les jeunes ados trouveraient là un regain d'intérêt pour une école dont on observe que le centralisme étatique la rend chaque année un peu moins efficace et un peu moins séductrice.
Et les cours d'anglais en 6 ème et 5 ème seraient suivis avec une plus grande attention dans la perspective de l'english year to come.

Nos enseignants trouveraient là une occasion unique d'aller enseigner en français en terre anglo-saxonne ou européenne. Ce qui briserait la routine d'une carrière sans surprise ni challenge.

La classe de quatrième deviendrait ainsi l'entrée réelle dans l' Europe, car la suivre en allemand ou en espagnol serait tout naturellement possible.

Rien de tel que de briser les habitudes immuables pour recréer du goût pour la connaissance.

Les bénéfices, on le devine aisément, seraient immenses.

Un gamin de 12 ans qui maîtrise l'anglais, se sent bien plus costaud.

Les grincheux trouveront d'horripilantes raisons pour contrer une idée qui, depuis des années, aurait du venir à l'esprit de l'énorme bataillon de hauts-diplômés du ministère de l'éducation nationale.

But...it is also thru that ordinary citizens are not allowed to give new ideas in the field there are not in charge. ( Il est vrai que le citoyen de base n'est pas autorisé à émettre des idées sur des sujets qui sont verrouillés par les "sachants." )

See you soon





vendredi 27 novembre 2009

Recherche vaccin

Auriez vous un vaccin contre la complexité ?

Jusqu'en 2009 se faire vacciner était un geste d'une banalité confondante. Nos personnes âgées et nos charmant mouflets prenaient cette simple précaution chaque année ou chaque fois que les circonstances recommandaient de faire attention. Mets bien ton cache col aussi.

Jusque là tout allait bien.

Et puis les autorités ont vu poindre le virus de la grippe H1N1 -c'est vachement plus classe que porcine tout de même - et la panique, ou plutôt le principe de précaution qui fout son virus partout, a débuté.

Dans ce cas là, c'est à dire quand on a la pétoche, non pas du H1 N1, mais de mal gérer le dossier, l'intelligence française est sur le pont. Et réussit généralement à complexifier la chose de telle sorte que plus personne n'y comprend couic.

Chez nous, les élites, donc nos décideurs, ont une sainte détestation de la simplicité et vouent à la complexité une adoration quasi mystique.

Démontrer sa puissance de raisonnement, quelle jouisssance. On fait ça en petit groupe, en Cabinet, et on produit des analyses, des simulations, des systèmes, des directives, des décrets, des scenarii qui ont tout prévu.

Mieux que nulle part ailleurs.

Mais...ça grippe de partout !

Votre médecin traitant ne peut pas vous piquer - c'est génial non ! - le pharmacien devient fou devant le flôt de questions que lui posent les angoissés, les 94 millions de dose attendent, les femmes enceintes ne savent plus quoi faire, les enfants crient, on supprime la piqure de rappel - quid des 47 millions de doses en trop ? - on appel au secours les média pour piquer la ministre en pleine lumière, on fout la trouille aux adolescents - tu vas voir on va t'emmener voir ton copain qui est entrain de suffoquer - on modifie les adjuvants pour attirer le patient, tout le monde fait la queue dans les centres de vaccination, bref on gère l'affaire à la française. Comme dans les années cinquante du bon M. Pinay.


Faire simple ? mais vous n'y pensez pas sérieusement, j'espère ?
Tout notre boulot consiste justement à démontrer que rien n'est simple.

Pendant ce temps là, H1 N1 parcourt la campagne, accompagné de miss pagaille, et le déficit est en pleine forme...
L'inventeur du vaccin contre la complexité aura le prix Nobel pendant 10 ans !

lundi 23 novembre 2009

Francine,

Qu'est ce qu'elle a du flipper Francine !

Elle est secrétaire confédérale de la Cgt - ça doit être un grade élevé - et elle était interviewée pour la première fois sur la 2 le 23 Novembre 2009, à propos des salariés sans papier. Enfin je ne l'avais encore jamais vue.

Elle devait se douter qu'à la porte de Montreuil, là où est le coeur de la Cgt, tout l'immeuble était scotché devant le poste, pour la voir au feu.
Elle a été plutôt bonne Francine, pleine de bon sens, elle s'est bien exprimée : bonne élocution, bonne voix, bon débit. Je me suis demandé si elle ne souffrait pas d'une gêne au bras gauche, mais elle est restée discrète.

Régulariser les sans papiers ou interdire d'activité les entreprises qui les emploient, c'était la question qu'on lui posait : maligne, elle a répondu qu'il valait mieux régulariser 5.000 travailleurs, que de risquer d'interdire 100.000 entreprises qui en abusent et provoquer ainsi un cataclysme.

Ce qu'elle n'a pas dit, et ne dira pas, c'est que la pression sur les prix est telle, que les entreprises doivent faire des miracles pour rester en piste. et que celles qui ne sont pas douées pour les miracles jouent parfois avec le feu, afin de survivre.

Au bénéfice de qui ? du client qui lui veut toujours plus pour toujours moins, quoi qu'il en coûte.

Même si on le porte à gauche, le portefeuille reste toujours le vrai patron, quoi qu'il advienne.

jeudi 19 novembre 2009

On a perdu la main

C'est sûr, voilà un incident dont les français raffolent !

Tout ceux qui vivent du football, et ceux qui ne vivent que pour le football, vont nous expliquer pourquoi il ne faut tout de même pas faire une montagne d'une petite main gauche qui redirige le ballon sur le bon pied, malencontreusement bien sur.

Le "pas vu-pas pris" est un sport qui compte chaque année de plus en plus de licenciés.

Et j'entends que la vidéo c'est tellement compliqué que...
( en ski, la vidéo vous oblige bien à passer du bon coté du piquet, non ? )

Comme je n'y connais pas grand chose en foot, pendant une 1ère mi -temps j'ai regardé ce match à enjeu certain.

Et une fois de plus ce sont la vivacité, la gnaque, et l'envie collective de notre adversaire qui m'ont étonné. Nos virtuoses étaient submergés par la rapidité des irlandais.

Comment se fait-il que dans un sport aussi simple, on ne sache plus qu'il faut jouer vite, très vite, pour gagner le temps de tirer posément.
Les ronds de jambe à 400.000 euros par mois ça nous mène où ?

Oui, on a vraiment perdu la main.

mardi 10 novembre 2009

Murmure

Chut... ne le dîtes pas trop fort, nous allons droit dans le ...
Aujourd'hui, le mur a changé de nature. Il y a 40 ans on murait la liberté avec du béton, mais cela a tout de même fini dans l'allégresse en 1989.
Les idées folles finissent par mourrir d'elles même. Et dire que le sacrifice de trois générations allait apporter au final le bonheur pour tous était une terrible escroquerie.

Aujourd'hui nous nous enfonçons dans les sables de la dette, mais nous refusons de le dire, car nous préférons soutenir que nous allons nous redresser avant que les générations futures soient définitivement plombées par notre folie. 8,5 % de déficit budgétaire officiel !
Nous n'avons pas besoin de mur pour cacher la vérité. Nous avons juste besoin d'affirmer que ce n'est pas grave, presque normal, et que nous rembourserons un jour... dans trois générations.