Adorables ces grecs : voilà ce que me disent ceux qui y sont allés.
Et si je m'y rends, je vais tomber à mon tour dans le panneau.
Les corses aussi sont "adorables".
Et bien d'autres peuples.
Pour qu'ils restent aussi adorables avec nous, il faut respecter une condition : ne pas fourrer son nez de trop près dans leur réel, dans le quotidien. Zône interdite.
Parlez de l'Acropole, dont on découvre la complexité de construction seulement maintenant, mais ne cherchez pas à expliquer comment tous les grecs ont compris l'immense profit qu'ils allaient tirer de leur appartenance à l'Euro.
Sous l'occupation ottomane, ils ont appris à agir en douce et avec la protection de l'Eglise orthodoxe qui collectait l'impôt pour le compte des turcs. Tout s'explique.
Et tout est faux.
Cela n'incommode personne, puisque c'est la culture de l'évitement qui domine.
Adorables devant une liasse de billets, ils font grise mine devant un chèque. Evangiles et marché gris/noir sont de vieux complices.
Le véritable ennemi du projet européen est invisible, mais bien réel, c'est le choix de la combine et de la feinte.
Angela est une diablesse et Tsipras un chic type.
En France aussi ce discours fonctionne.
Entre l'Europe du Nord, accrocheuse et déterminée, et celle du Sud, flambeuse, laxiste, et baratineuse, la classe politique française a très clairement choisi le sud depuis 1981. Toute la classe politique.
Et Hollande, en forçant ce 13 juillet 2015, tous les autres européens à nous endetter encore pour la Grèce, démontre une nouvelle fois que le socialisme n'est rien d'autre qu'une opération de mutualisation de la paresse.
Exemple français actuel : dès que le jour de carence a été supprimé les arrêts de maladie bidons ont redécollé dans la fonction publique.
De l'art d'accepter des milliards d'euros, rapidement transformés en emplois publics improductifs et en retraites confortables, et d'invoquer la férocité du prêteur.
Il faut se tenir à distance des gens trop charmants. L'amabilité trop souriante est une arme de dissimulation massive.
La Grèce ne se relèvera pas. Les règles du jeu sont pipées depuis trop longtemps.
Et c'est ainsi que les français partent en vacances soulagés en se disant que tout est arrangé, alors que les mêmes observateurs savent que la France est le véritable détonateur... et que le baril se rapproche...
A diffuser sans modération...
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