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mardi 13 janvier 2015

Traque et... traque.

7 et 8, et 9 Janvier 2015,

La malchance nous a frôlé.
17 citoyens ont été abattus, pour ce qu'ils étaient, pour ce qu'ils crayonnaient.

Vous sourirez devant la créativité du cerveau et d'une mine de crayon, et vous lirez d'excellentes papiers sur l'origine du mal, et la beauté du bien.
Vous vous doutez qu'il y un problème avec l'Islam : nous en reparlerons quand nous serons revenus à 37°.

Vous entendrez comme moi que faute de moyens, surtout humains, les mailles du filet sont trop larges : les vilains petits poissons sont au milieu des bancs.
Mais ferez vous ce rapprochement, entre les fabuleux moyens déployés par les pouvoirs publics pour traquer les automobilistes, et la traque des voyous inculturés ?

Je le fais sans hésitation.

Les effectifs de la gendarmerie sont de plus de 90.000 militaires dont 70.000 sur le terrain.
Les effectifs, tous services réunis, des agents du renseignement, sont de 600 spécialistes.
Autant surveiller 100.000 moutons avec une seule paire de jumelle.
De toute évidence, les gendarmes seraient bien plus fiers de travailler réellement pour la sécurité de leurs concitoyens, que pour faire les gros yeux au bord des routes.

Nous sommes harcelés pour des vétilles. Ce sont des dizaines de milliers d'heures perdues, pendant que les futurs tueurs vont et viennent, où ils veulent, quand ils veulent. 
Ne parlons pas des budgets ; cela fait longtemps que les politiques n'y pensent plus. Déficit est un terme limite inconvenant.

Les gardiens de prison nous alertent : elle est devenue un centre de formation à la destruction, entièrement financé par l'état et protégé par les bonne âmes qui se lèvent d'un bloc pour les droits de l'homme.
Question pratique à M. Edwy Plenel : pendant combien de temps allez vous vous intéresser aux familles des 17 ? Elles ont encore 40 ans à vivre.

Pour le politique - qu'il se nomme Valls ou Sarko - l'automobiliste c'est le bon choix : on peut toujours afficher de bon résultats. Il suffit de serrer le kiki d'un cran.  Par contre, le voyou terroriste, oh que c'est compliqué : le boulet peut faire tomber les quilles.

En décidant bien le gouvernement trouverait aussi pour épauler les gendarmes, des centaines de milliers d'heures disponibles : celles des arrêts de travail abusifs : eh oui !

Quand un patron a habitué tous ceux qui travaille sous son autorité, à ne plus réagir du tout en face de l'irresponsabilité de ses employés, comment peut-il faire pour performer?

Le boomerang fait mal.

Et c'est ainsi que les décideurs politiques ont tous les moyens nécessaires pour réagir, mais cela les obligerait à contredire tellement violemment ce qu'ils ont dit avant, qu'ils s'en garderont bien...


A diffuser sans modération...

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mardi 6 janvier 2015

Lepaon, ou les vraies plumes du syndicalisme...article deuxième


Lepaon, du goudron sur les plumes...

Petit retour en arrière.

Quand le monde est devenu industriel, c'est à dire quand la production unitaire de l'artisan a pu être décuplée par l'introduction de la machine, qui fabriquait plus que ses deux mains, de nouveaux rapports au travail sont apparus.

Les industriels ne sont  pas tout d'un coup tombés du ciel. 
Ils ont tous été des artisans, qui ont peu à peu intégré ce que l'investissement machine allait provoquer.  Quantité et baisse des prix.
Et devant ces machines, il leur fallut placer des "ouvriers", qui ne faisaient plus une oeuvre, au sens artisanal, mais des dizaines, puis des centaines, puis.. des millions.
La classe ouvrière sortit alors des champs, de l'incertitude des récoltes et de la pauvreté des trop petits partages successoraux, que l'égalitarisme avait imposés.

Effet quantité et effet prix produisirent une élévation du confort de vie et une réduction des fatigues proprement physiques.
L'économie évolua du muscle vers le capital. Astucieux plutôt que costaud ou agile. Le charbonnier n'eut plus grand chose à porter.

Et quand la réussite dépassa toutes les espérances initiales, se forma alors le capital, le grand, celui que Piketty traque à coups de remontrances. Pan sur le capital, vilain ça !
Les migrations par milliers de la terre vers l'usine, puis par millions, formèrent la classe ouvrière. Issue de la paysannerie.
Acceptant ce qui lui était proposé par l'artisan devenu patron.
Et le grand classique, immuable, du dérapage progressif vers l'abus, si contingent aux rapports humains, se remit en place, alors que les révolutions croyaient l'avoir envoyer ad patres.

L'indutriel provoqua parfois, par légèreté et/ou cupidité, la révolte des mal payés. Il devint évident que la défense collective de leurs intérêts serait pour les ouvriers la manière la plus appropriée pour augmenter la paie journalière.

Le syndicalisme, ou poids du nombre, coule vraiment de source.

100 ans ont passé.

En 2015, le syndicalisme originel n'existe plus. 
A tel point que le principal syndicat va virer son propre boss, parce qu'il a trop manifestement montré son vrai visage : celui de l'appropriation individuelle d'un intérêt collectif.

Ils sont des milliers comme lui, à se servir du syndicalisme, comme d'un instrument de pouvoir personnel. 
A dissimuler ce qu'ils font au quotidien.
Falsification du nombre d'adhérents, opacité totale des comptes, truquage des bilans présentés à la base, fausses factures, élections bidonnées, pressions sur les salariés, pillage des fonds des comités d'entreprise, délégations syndicales à vie, voyages d'études factices, etc...

Souvenons nous comment Marc Blondel, plastronnait cigare au bec, toutes bretelles dehors...
Ou de Jean-Christophe Le Duigou, fonctionnaire des finances, n°2 de la Cgt, promu Conservateur des Hypothèques avec 115.000 euros de traitement par an au moment de sa retraite, à 58 ans.

La Cgt va expulser celui qui profitait trop ouvertement du système, si fier d'être arrivé si haut, pour le remplacer par un homme de paille, qui sera contrôlé par un homme de l'ombre. Le fromage du syndicalisme est tellement bon.

Tout cela résulte d'une situation irréelle. Les rangs du syndicalisme sont composés à 90 % de fonctionnaires, salariés de l'état et des services publics, qui ne courent aucun risque.

Les salariés du privé n'ont quasiment aucune voix au chapitre, et ce sont les privilégiés de la fonction publique qui décident de bloquer toute évolution au nom de l'intérêt général. Suicidaire.
Nicolas Sarkosy, avec les conseils de Soubie, ayant encore un peu plus conforté cette aberration en accueillant Bernard Thibault directement  à l'Elysée pour le tutoyer ouvertement.

Comme nous le disions pour les députés, il est temps de séparer entièrement public et privé. Et de libérer l'intelligence de négociation des salariés du privé, totalement phagocytée par les apparatchiks.

Et c'est ainsi que cette dispositions simple, irréfutable, permettrait à l'état de s'occuper avant tout de ses Paons professionnels...


A diffuser sans modération...


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samedi 3 janvier 2015

La légion d'Horreur du Capital

Devinez ce qui est franchement cocasse avec Piketty ?

C'est qu'il vient d'entrer lui même dans le tourbillon de la réussite qui génère des profits inattendus.

Son ouvrage sur le Capital au 21 ème siècle a un succès tel qu'il ne pouvait pas une seconde l'imaginer.

Je ne l'ai pa lu et ne le lirai pas.
J'ai compris où il veut en venir : taxer la réussite, partout dans le monde.
Lui même confesse de pas avoir lu Le Capital de K. Marx !

Par contre j'ai lu avec attention, tous les articles des bons connaisseurs du sujet - l'économie - qui ont démonté le raisonnement de Piketty.

C'est une énorme compilation chiffrée, qui lui  a permis d'appliquer à la lettre cette réflexion de Théodore Levitt " Les données ne livrent de l'information que par le travail de l'esprit, et l'information de signification que par le travail de l'imagination "

Son bouquin est une énorme compilation chiffrée, sur une longue période, ce qui donne à son propos une assise qui plaît aux intellectuels. Plus il y a d'étais sur l'échafaudage, plus il doit être solide.

Pour Piketty, le Capital devrait être administré pour qu'il ne "profite" jamais trop par rapport au revenu du travail. Ce qui est une erreur élémentaire.
Mais personne n'empêchera Piketty de professer ses idées.

Je lui réponds : si le monde est tel qu'il est, c'est qu'il ne peut pas être justement ce que les beaux esprits voudraient qu'il soit.
Certaines espérances sont filles de la bêtise. 

Donc Piketty vient de devenir un auteur bankable, et désormais la marque Piketty va descendre de haut : parce que tout raisonnement critique sur le Capital plaît aux millions de Non-entrepreneurs, il s'est exactement placé au coeur de cette logique, que personne n'a et n'aura le pouvoir de contrôler.
Cocasse !

Je ne crains pas de supposer, qu'avec 3.000 exemplaires vendus - beau succès pour un livre austère d'économie - il aurait regarder la proposition de légion d'Honneur avec une toute autre considération.

Les américains l'ont fait pape - ceux qui ne sont pas concernés par ce qu'il préconise -  alors avec 1.500.000 exemplaires, la légion d'Honneur cela vous replace au rang du commun des mortels qui espèrent fébrilement un petit ruban. Plus besoin de ça.

Piketty, avec son magot de droits d'auteur, très rondelet, devrait nous dire prochainement comment il va investir ce don du ciel .... bas de laine ou risque en Capital...

Et c'est ainsi que le club des grandes consciences, qui savent ce que les autres doivent partager de leurs réussites, compte un nouveau poids lourd qui va encore ralentir notre adaptation... 


A diffuser sans modération...



Nota : La photo de mon blog, extraite d'un voyage moto en Californie, où sont nées les plus éblouissantes aventures entrepreneuriales de ces 20 dernières années, est un  joli pied de nez à Piketty...

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