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lundi 31 mai 2010

I Pad mieux que le chocolat

Vous allez adorer, comme une tablette.

Je ne l'ai pas encore goûtée, mais la nouvelle tablette de Steve Jobs m'emballe.
Pour les types comme moi, qui écrivent déjà sans se tacher les doigts avec de l'encre, l'idée que non seulement mes Billets sans coupure, mais mon prochain bouquin - il arrive - puissent aussi voyager sans papier me réjouit.
Proposer un manuscrit à un éditeur est une chose qui vous garantit 101 % d'échecs, car on ne laisse pas entrer dans la ronde culturelle un quidam venu de nulle part, et pire éloigné de Paris. J'en ai fait l'expérience.
Mais avec cette tablette ils riquent d'être "chocolat".
Quoi de plus simple que d'envoyer un livres de 150 pages sur la tablette d'un français domicilié à Pékin, en même temps que l'Equipe du lundi matin.

Tenez vous prêts, car elle va tout chambouler dans le monde de l'écrit, et très vite.
Et c'est encore Steve Jobs, qui après l'I Mac, l'I Pod, l'I Phone, nous rend un service incontestable avec cet I Pad.
Il va se faire détester, c'est sur, et en France ça commence déja. Comment ce type ose-t-il réflechir plus vite que les autres et bouleverser notre monde sans avoir l'assentiment préalable des intelligences officielles ? Que font les polytechniciens, nom d'une pipe !
Se rend-t-il compte que cette "stupide" tablette pourrait ruiner toute l'activité du papier journal et du papier livre dans tout l'Occident et l'Orient alphabétisés ?
Et une bibliothèque entière qui tient dans une tablette de 20 cm par 30, franchement quel intérêt ?

Comme toujours, les effets bénéfiques seront infiniment supérieurs aux effets indésirés, que toutes les innovations provoquent dans la tête des esprits tordus.
Le cycle de la lecture est un cycle d'industrie lourde et polluante, car de la pâte à papier aux encres chimiques, du transport à la destruction des invendus, tout ce qui est écrit et imprimé coûte au final une fortune.
Steve Jobs fait aujourd'hui plus pour le futur de la planète que tous les écologistes patentés, en fauchant à terme l'industrie tueuse d'arbres à papier. Comme c'est drôle !

Le terme même de journal va disparaître bientôt, car la tablette nous donnera un accès instantané à tout ce que les journalistes écrivent sans arrêt : elle ne tuera pas leurs jobs.
Vous aurez le prix Goncourt sur votre tablette dans les 5 minutes suivant son attribution, et les libraires pourraient bien devenir des antiquaires du livre papier.
Commencez à regarder vos livres autrement, car certains exemplaires vaudront de plus en plus chers, dès lors que l'impression papier aura été réduite à des usages limités.

Les conquérants du futur comme Steve Jobs et quelques autres ont une influence déterminante sur la vie de leurs contemporains, qui rend bien dérisoires et prétentieux les prêches et tirades sur la moralité des affaires.

Et c'est ainsi que ceux qui pourfendent depuis des lustres la société de "consommation" donnent discrètement 300 euros à leurs bambins, pourqu'ils courent se procurer une tablette...

mardi 25 mai 2010

Martine ABRIS

Formidable, Martine lance la société du Care !
Enfin une grande personne pour border les français.
C'est la bonne méthode assurément pour sortir de la crise, restons couchés, et attendons l'infirmière, elle a la potion.
"Quand je pense à tous ces méchants qui vous ont rendu pauvres, j'en ai des hauts le coeur !"

Quand je serai infirmière générale, en 2012, vous pourrez enfin souffler. Finies les angoisses.
Je ferai passer une loi qui autorisera les pauvres à dénoncer les riches, même pas très riches, qui seraient passés à coté d'un miséreux sans rien faire.
Cela ne concernera pas les fonctionnaires et les employés des services publics dont la situation est déjà éreintante, car il est envisagé de leur demander de faire en 2025 au moins la moitié des efforts qui sont exigés du privé depuis l'an 2000 pour financer leurs retraites. Le petit manuel dit qu'il ne faut pas désespérer l'électeur de gauche, très exigeant pour ses voisins.

Le Care doit mettre la France sous cloche, car il est intolérable que des pays voisins ou lointains viennent perturber la quiétude de 20 % de français aux Abris en leur imposant des critères de performance épuisants.

Et quand la politique du Care aura pleinement réussi,  nous pourrons alors reprendre notre programme fondamental, qui est d'inverser le rapport travail/loisir de manière à ce que la population jouisse sans entraves des plaisirs de la vie.

Le Care ou politique des Abris marquera l'histoire politique de la France, car elle sera nécessairement accompagnée d'une décision majeure : l'abandon pur et simple du remboursement de notre dette, ce qui nous permettra de repartir sur des bases enchanteresses.

Naturellement les riches devront obligatoirement résider en France.

Et c'est ainsi que les énarques socialistes ont compris que parler d'économie était pure sottise pour remporter une élection... 

dimanche 16 mai 2010

Beatriperles de Mai

Crise ou détente, il faut choisir

Rappel : une Béatriperle est une phrase authentique, dont la spontanéité laisse pantois ou étouffé de rire.

- C'est à toi ce remède ? Tu l'avais pris pour quelque chose ?
- Il habite à coté d'en face.
- J'aime autant aller chez elle un jour où je suis là.
- Il paraît qu'elle s'est fait un tour de rein du ménisque.
- Elle est si maigre, elle doit avoir le diable solitaire.
- Moi je ne suis pas paresseuse : je sui paresseuse parce que je n'ai pas envie de faire.
- Tu me reverses du champagne, t'as pas vu tout ce que je n'ai pas pris...
- Il est mort en quelle année ? oh, je l'ai toujours connu mort.
- Oui, j'aime bien les écharpes ou les châles, ça remplace les pantalons...
- Tu n'as qu'à prendre mon petit sac à dos.
Oui, il est petit comment ? Oh, comme avant.

Et c'est ainsi que Dieu créa Béatrice...

dimanche 9 mai 2010

Bataille Nord Sud


Ne dîtes pas aux Grecs que la corde a cassé, ils croient encore que ce sont les spéculateurs qui l'ont coupé ! 

En France tout va bien très bien Madame la Marquise, tout va très bien : il y a même des sénateurs communistes pour décréter que l'austérité est interdite.
Les spéculateurs sont désignés du doigt, et c'est sur eux qu'on détourne l'attention pour continuer à affirmer que la France est riche et peut donc s'enfoncer encore.

Seulement voilà il y a un hic.
Les allemands nous observent.
Ils ont compris que depuis 30 ans nos tendances spontanées sont grecques. Retraite à 60 ans, 35 heures, 5ème semaine de vacances, arrêts de travail à volonté, régimes spéciaux pour les camarades, grèves et chantages, etc...
La France est adepte du régime méditérannéen, pauvre en efforts, riche en loisirs et en facilités.


Et les allemands en ont marre. Ils attendent que les français choisissent. Sud ou Nord ? Langue de bois ou rigueur ? Retraite à 67 ans tout de suite, ou retraite à 63 ans peut être en 2015 ? Discipline budgétaire ou grand emprûnt pour creuser encore plus la dette ?

Ce n'est pas la Grèce qui est mise au pied du mur : elle ne pourra pas rembourser ce qui va lui être prêté.
C'est la France qui est au carrefour de la vérité. Soit elle montre qu'elle cesse de jouer avec le feu et opte pour une rigueur budgétaire drastique, soit elle continue à tricher avec la réalité.
Dans le premier cas, les allemands acceptent de sauver l'Euro avec un partenaire français enfin converti à la discipline.
Dans le deuxième ils laissent tomber, et la France se retrouve aux portes du FMI, au même titre que la Grèce, le Portugal et l'Espagne.
La France est au  bord du retour obligé au franc, avec l'appauvrissement terrible qui s'en suivra.
Le temps des moulinets est terminé.

Et c'est ainsi que des responsables politiques, même petits, continuent pourtant à interdire d'employer le mot rigueur en France...