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mardi 22 mars 2011

C'est petit un canton.

C'est même riquiqui.
Il ne sert plus à rien, mais on le garde.
En France on garde tout.
Nous sommes le pays le plus administré d'Europe.
Pendant qu'un fonctionnaire sur 2 n'est pas remplacé - à voir - il en rentre 1 autre par la fenètre !
L'élu français est rétif à la productivité.

Un exemple : petite ville sympa, gérée par la droite, ayant adopté il y a 3 ans le stationnement résident.
2.000 places pour les habitants résidents : 110 euros par an. Produit brut = 220.000 euros par an.
Jusque là tout est calme.

Mais... il faut redemander chaque année son badge en fournissant copies de 4 documents officiels, plus un imprimé où vous ré-écrivez ce qu'il y a sur les autres.
Soit 10.000 documents à vérifier chaque année, et des armoires pleines.Toute une partie de la recette passe donc dans le salaire, les charges et le bureau de l'employé municipal qui vérifie.
L'objectif est de coincer les petits malins qui ne résident pas.

Au lieu de tout simplifier par croisement de fichiers informatisés, et d'instituer une amende pour les résidents fictifs, l'élu choisit la paperasse, sans se préoccuper de son coût économique.

A ce stade l'électeur, tant choyé, n'a plus la parole.
Votez et laissez nous tranquilles !

Et c'est ainsi que de petite bourgade en canton inutile, l'inconséquence gagne chaque année du terrain, et que les tracts électoraux continuent à promettre l'excellence pour demain...


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lundi 14 mars 2011

Et si c'était nous ?

Ce qui vient de se produire au Japon sort du réel.

Il serait donc bien vain de décrire ce que nous avons vu : l'effroi survient quant il veut.
Comment pourrions nous réagir si cela ...?
Nous les champions de l'assistance et les barytons du "ce n'est pas normal ", grand chant populaire, sur fond de musique indignée.

Quelle serait notre attitude ?

Deux jours de solidarité, puis 30 jours de polémiques ?
Deux jours de générosité, puis 30 jours de combines ?
Deux jours de cierges, puis 30 jours de y a qu'à ? 

De quoi sommes nous toujours capables ?
Le caractère français se situe où sur l'échelle du rebond ?
Bien malin celui qui sait ce que nous valons.

Il y a un an, 2 millions de français hurlaient leur dégoût du capitalisme qui les forcait à travailler, et clamaient leur préférence pour la fuite en avant.

Aujourd'hui, le Japon entre en guerre pour retrouver sa fierté et sa dignité. Et en France, les écologistes sautent sur l'occasion avec un cynisme effrayant.

Et c'est ainsi qu'un peuple voit ses capacités sans arrêt affaiblies par les lamentations grandiloquentes de "petites gens" qui font feu de toute catastrophe pour dissoudre le courage dans la peur...

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jeudi 10 mars 2011

Emplois fictifs, réelle expatriation.

Mais si, vous voyez le rapport direct entre les deux.
Plus les uns augmentent, plus elle s'accroît.

Chaque fois qu'un Président de Conseil Général fait plaisir à un si bon copain, il fait aussi partir un entrepreneur qui en a assez d'être ponctionné pour payer des couleuvres.

Question :  vous est-il arrivé de croiser derrière un bureau un quidam, tellement heureux que lui soit enfin proposé quelque chose à faire dans sa journée, qu'il se montrait d'une prévenance extrême pour répondre à votre question, ou traiter votre dossier ?

Question : vous est-il arrivé aussi de croiser un autre quidam, manifestant ostensiblement son dépit d'avoir du interrompre par votre faute sa conversation privée avec un collègue retranché derrière une imposante pile de dossiers ?

Eh bien vous étiez dans l'un et l'autre cas au centre de l'épineux dossier des emplois fictifs !

Après l'élection voici venu le temps des récompenses : 
- qu'est ce qu'elle sait faire ta belle fille ?
- qu'est ce qu'il aimerait ton neveu ?
- bon, je vais voir ça !

Chirac avec 27 emplois fictifs au compteur il y a 20 ans, était bien timoré par rapport aux 177 chargés de mission de Delanoë, tous placés avec ce statut, car bien plus rémunérateur que celui de simple collaborateur échelon C.


En 2011, l'emploi fictif se porte au mieux en France. En témoigne le succès du livre " Absolument débordé " de Zoë Shepard. 

Mettons tout de même à part le cas des Bouches du Rhône, car là bas c'est la "constitution corse" qui s'applique.

Et c'est ainsi qu'avec un bon petit sondage sur l'exemplarité comme dérivatif, tout le monde s'accorde pour ne surtout pas regarder sous le tapis...


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lundi 7 mars 2011

Ne vous indignez pas !

Le grand âge croît-on préserve de la sottise.
Stéphane Hessel, vieux diplomate que je ne connaissais pas, vient de démontrer qu'au nom de la mémoire on peut semer de l'indignation sur notre monde pour faire lever du bien. Triste sottise.

Je ne partage pas une ligne de son analyse. Je la trouve même primaire et dangereuse. Qu'il garde une immense nostalgie de la période de la résistance est tout à fait honorable, mais qu'il regarde le monde de 2011 avec les lunettes de Sartre et prêche encore pour des révoltes miraculeuses, me fait dire que l'essentiel lui échappe.

Certes, avoir passé sa vie dans les cénacles internationaux pour élaborer les déclarations universelles destinées à protéger l'homme de la tentation totalitaire est parfaitement estimable, mais cela ne donne pas autorité pour ressasser les éternels poncifs sur la brutalité du monde contemporain.

A le lire attentivement, M. Hessel pousse tous ses lecteurs à revendiquer encore et toujours plus, à se détourner clairement du monde économique, pour aller chercher dans l'indignation perpétuelle les raisons d'une vie estimable enfin débarrassée de ces contigences matérielles villipendées.

Il y ajoute une erreur stratégique tragique ; chaque fois qu'un juif, y compris de gauche, s'en prend aux Israéliens, quelque soit l'angle d'attaque, il affaiblit et Israël et l'Occident.
Comment peut-on imaginer que ne plus défendre Israël pour sanctionner sa brutalité nous préserverait de l'emprise de l'Islam, cette fois affichée au grand jour ? Et de son objectif final : nous faire imploser.

L'indignation comme rempart de l'infiltration ? Enfantillage.

Et c'est ainsi que M. Hessel apporte une nouvelle pierre à l'obsession de l'intelligentsia française, brasser des idées stériles, pendant que d'autres nations, loin de l'universalité prétentieuse, se colletinent avec le réel...

Et si vous voulez vraiment vous indigner, faîtes le sur notre terrifiante dette que nos jérémiades creusent sans fin !

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