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dimanche 26 février 2012

The Artist... and Co...

The Artist est un film audacieux et charmant.

Il raconte une transition technologique et psychologique des années 20, riche de symboles pour nos 20 prochaines années.

En premier lieu, le muet pour être intelligible impose le langage des signes et des mimiques : chaque spectateur décode tout ce qu'il voit à l'image avec son logiciel affectif.
C'est toujours la même chose aujourd'hui, et cela explique les divergences de perception : " tu l'as trouvé comment toi ? "

En deuxième lieu, le parlant est venu compliqué singulièrement la situation : notre appréciation  doit se porter sur le couple image+ parole.

Ceux que nous considérons comme de grands acteurs ont ce don de cohérence et d'harmonie entre situation, texte, et expression.

Le muet demeure encore " the artist"  en 2012,  au sens où nous détectons de mieux en mieux et de plus en plus vite ce qui cloche entre l'image et la parole. L'image prime sur le mot, car elle révèle bien plus de choses imperceptibles : elle touche profond.

Le récit descriptif d'un tsunami, avec ou sans trémolos, ne peut provoquer autant d'émotions qu'une image muette.
Brigitte Bardot = une photo  =  un milliard de désirs.

Alors comment se gagne une campagne politique, sur le muet ou le parlant ?

Pour certains de nos candidats 2012, le visible, le muet, parle si fort qu'il faudrait fermer les yeux pour que le parlant soit entendu.

Et c'est ainsi qu'une grande part de la lassitude des citoyens français à l'égard du politique porte sur la distorsion muet/parlant, entretenue par des état-majors qui font dire à leurs champions le contraire de ce que les élécteurs déduisent de leurs regards...


A diffuser sans modération...


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mardi 21 février 2012

Chasse et traque

Quelque part en Bourgogne...
la combe, joliment dessinée par la nature, est bordée de bois, et la dernière journée de chasse se prépare,

Un des meilleurs instants de la chasse, c'est le rond.
Les chiens s'impatientent, car ils n'ont que faire des instructions indispensables du Président pour que sur le grand territoire chacun soit judicieusement posté et protégé.
L'angle de tir accordé, 30°, exigera vivacité et adresse, car, haut sur pattes ou râblé, l'animal sait que vitesse et surprise vont lui sauver la mise.

Au signal sonore la traque se met en marche et en ligne. Il faut simuler le surnombre, se mettre sous le vent, pousser la faune et progresser entre buissons ardents et bosquets touffus. 
Les chiens se disputent la trace.

Point de coup de feu sur la ligne, le brocard est repassé derrière, sous la protection des consignes de tir. Seul un renard téméraire
se risque à défier la traque.
Plus souvent que l'écolo/citadin ne le pense, le gibier gagne l'épreuve, malgré la tension de l'affût.
La présence du chasseur décuple les aptitudes.
Au replacement sur la deuxième traque, le soleil vient souligner la beauté de cette combe, insoupçonnable.
Devant cette douceur de courbes, l'homme en oublie son tableau.

Le chasseur ne se plaint pas, il attend et espère. Un seul tir vaut une tonne de souvenirs et des mois d'images. Le moment est gravé pour des lustres.

Puis vient l'autre grand moment : celui de la fourchette et du cuissot. La nature est si belle, le gibier si beau qu'il faut se le redire autour de la tablée.

Et c'est ainsi que traque et chasse rejouent de génération en génération la grande partition de la proximité de l'homme avec son environnement, au grand dam de ceux qui ont peur d'effaroucher les petits oiseaux...


A diffuser sans modération...



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jeudi 16 février 2012

Question de Tract

Devant les bureaux de l'administration préférée des français, la Sécu, je prends le tract qui m'est tendu.

C'est celui du Front de Gauche. 8 % des intentions de vote.

Le refrain est martelé, "nous on peut... ". Le catalogue est mirobolant.
Mis en oeuvre, il provoquerait une faillite éclair. Rien de surprenant.

Mélenchon est habile : il a saisi tous les bons trains qui sont passés à sa portée.
24 ans au Sénat, plus de soucis matériels. La retraite sera bonne, excellente même.

Voilà le cheminement typique du révolutionnaire malin, issu de milieux modestes - institutrice/postier -.
- d'abord assurer ses arrières en grenouillant dans l'appareil
- cela fait et bien fait, donner libre cours à son appétit de pouvoir : le tremplin c'est le peuple des rebelles, attisés au fer rouge.

L'échec étant certain, la démesure devient une véritable jouissance.

Et c'est ainsi que nos institutions laissent s'exprimer au nom de la pluralité d'opinions, des bateleurs, qui seraient en simple droit commercial poursuivis pour tromperie et abus de confiance...

Mélenchon, Madoff... même mécanisme.


A diffuser sans modération...


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mardi 7 février 2012

6 lettres d'une civilisation

Ouf !
Toutes les civilisations se valent.

Enfin, c'est ce que pensent les admirables défenseurs de l'égalité universelle. Dans leur civilisation, tout est égal, et la comparaison est un délit.

Mais alors quid de l'émigration et de l'immigration ?
Vers quelle civilisation ont-elles l'intuition de se diriger ?

La liberté d'observer, et donc de tirer des conclusions logiques et cohérentes de nos observations, agâce au plus haut point les grands prêtres de la surveillance.

Voici la bonne réponse : MAYGAF !
Cela veut dire :
Microsoft, Apple, Yahoo, Google, Amazon, Facebook...

S'il est interdit de comparer les civilisations, parce que cela pourrait déranger ces crétins aux cursus étincelants, j'espère qu'ils auront la cohérence de ne plus jamais utiliser les produits et services de ces firmes-civilisation.
Jetez vos smartphones messieurs !

Et c'est ainsi que la France demeure bien le plus grand producteur au monde de beaux esprits, qui jamais au grand jamais ne se risqueraient à créer ne serait-ce qu'un emploi pour un émigré aux pieds nus...

A diffuser sasn modération...



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