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lundi 31 janvier 2011

L'Edito, le Devin et le Smartphone.

A propos des rives sud de la Méditerranée, les journalistes et les experts sont dans leurs petites babouches.
Pas un seul qui ne soit circonspect.
Hum....il est urgent de tourner autour du pôt, afin de ne pas être pris à contre-pied par le vent de l'histoire. Vive les périphrases !

Oui, ce qui est cocasse c'est la concomitance de la révolte tunisienne avec le congrès du FN, le même week-end.
S'il y en a un qui a mis le Maghreb au centre du débat depuis 40 ans, et fait pondre des milliers de chroniques sentancieuses aux tribunalistes, c'est bien ce parti.
Une demi phrase de son chef, doué à l'oral et fumeux à l'écrit, provoquait l'enthousiasme dans les rédactions : chic, du grain à moudre !

Maintenant que nous sommes entrain de passer du discours à la réalité, l'intelligence se fait prudente.
Les grosses signatures marchent sur des oeufs.


Le champ est donc libre pour une interprétation de la situation.

Certes personne ne sait de quel coté le sablier va se renverser, islamisation ou démocratisation. J'opterai pour une troisième voie : la pagaillisation. Pourquoi ?

Parce que la dictature a un effet de masque trompeur : reposant sur les quatre volontés de l'autocrate et de quelques associés serviles, elle dissimule l'état objectif d'organisation de la société civile et le niveau réel de son autonomie.
Il y a 60 à 70 ans, le proche et le moyen Orient ont eu le choix, car les puissances colonisatrices leur avaient clairement laissé un modèle. Ils ont tous obtenu leur liberté pour la remettre en 10 ans aux dictateurs issus de leurs tribus.

Le fameux "Inch Allah", se répand partout, et exprime une espèce de résignation devant l'impossibilité de sortir de la soumission - traduction du mot islam et précepte religieux implacable qui dénie le droit de penser autre chose, donc d'agir.
La démoralisation résultant de l'insoutenable carcan religieux, modéré ou pas, conduit à tout subir, à renoncer à avoir la moindre influence réelle sur le cours des choses, à tout attendre des mains d'Allah ou à défaut d'un Colonel.

Oui mais le Colonel ne sait pas que sa dictature va être renversée, aujourd'hui ou demain, par un smartphone, plus puissant pour montrer le réel qu'un char pour dissimuler la honte.

Et c'est ainsi que personne n'avait deviné que la révolution numérique s'en prendrait aussi aux dictatures... et très probablement bientôt aux religions qui fuient dans le passé.


Si vous avez apprécié, faîtes passer le billet...
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lundi 17 janvier 2011

Dictact Dur

Les dictatures ont le moyen Orient en poupe.
Elles durent.

De très éminents historiens, philosophes, politilogues et théologiens, ont écrit l'essentiel sur le sujet. Nous savons comment elles arrivent et perdurent. Inutile d'en rajouter.

Tout ce qui n'est pas dictatorial devrait donc à contrario produire du convivial. En voyant ce qui se passe aussi dans nos mignonnes démocraties, le convivial n'est pourtant pas très en forme. Is n' it ?

La tentation autocratique est universelle : même Rome y a succombé il y a 2000 ans.
En 2011, le fait du Prince est toujours très vivace : l'habileté consiste à le faire passer entre les mailles du filet. Les diktats "démocratiques" se glissent entre Constitutions, Codes et Lois avec un aplomb fringant, pendant que la Cour loue le dévouement du Prince.

Et le JO, Journal Officiel, atteste que la démocratie respire.

Alors qu'est ce qui cloche en fait ?
J'ai une explication. La voici :

L'ambition collective est maintenant submergée par l'ambition individuelle. Je m'explique.

Certains individus naissent avec l'aptitude ardente d'entraîner le groupe auquel ils appartiennent sur les chemins de la réussite, et donc de l'épanouissement.
Ils ont une formidable capacité à faire émerger les étonnantes aptitudes de l'homme à faire plus, mieux et bien.
Leur satisfaction personnelle se nourrit de l'adhésion de tous vers des objectifs sains. Ce sont les champions de l'intérêt général.

D'autres individus naissent en même temps avec le désir absolu d'émerger au milieu d'un océan de gens ordinaires et de faire admirer leur brillance. L'idée de ne pas être devant les torture. Quand ils comptent le nombre de barreaux de l'échelle, leur appétit décuple. 
Ce sont les champions de l'ambition individuelle, possédés par une volonté de puissance, visible de la lune.
Pour imposer leurs diktats, brutaux et/ou subtils, garder leur hochet, ils s'appuient sur tout ce qui chez l'homme donne à pleurer. 


Le premier groupe a largement décliné ces 60 dernières années, au profit du second. 

Et si donc le divorce entre le peuple paisible et ses puissants saute aussi fort à la une des médias, c'est que dans l'attente des premiers, il élit presque toujours les seconds, plus roublards : terrible méprise.

Alors qu'autour de la Méditerranée on commence à réaliser que la dictature ne vend que sable et sang, nous aurions grand intérêt, dans nos démocraties, à booster le petit cercle des premiers et à freiner la grande cohorte des seconds...


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vendredi 7 janvier 2011

Le Premier

2011 : premier billet.

Je n'oublie pas ce que m'a dit l'année dernière mon ami qui fabrique de très beaux objets urbains avec des diodes lumineuses : je préfère les billets réjouissants qui me détendent quand j'arrive at home - je me demande d'ailleurs s'il n'en lit pas en cachette au bureau, mais après tout c'est lui le boss ! -

Nouvelle année, nouvelle tonalité donc.

Cap sur... la découverte, le positif, l'imagination, le piquant, l'enthousiasme, l'envie, les encouragements, le miel, les applaudissements, la fantaisie, l'imprévu, le Gr 4, l'ingénuité, le charme, les formes épanouies, la douceur, l'insolite, la lenteur, le goût, les bulles, la générosité, l'amitié, la répartie, le cocasse, la lune, le clapotis, la malice des enfants, les miracles, le sable, l'émotion, le soutien, le don, le vélo, la barque, la chasse, les gags, le chant choral, le violoncelle, les troupes amateurs, l'almanach Vermot, les tablettes en chocolat ou en pixel, la neige veloutée, les champignons, la bière d'abbaye, l'heure au clocher, la chapelle Sixtine, la Tate modern, Prague, Venise, les souvenirs des anciens, Grenade, les torrents, l'anse de Dinan, les myrtilles, les quais de Saône, les dunes, Pise, les bans publics, les anniversaires, le boogie-woogie, les familles réunies, les gens sincères, les ventres féconds, les bourgognes 2009, le Blanc massif, le chocolat à l'orange, les huitres d'Hubert, les ventes de charité, les blues de charité, la liberté, le petit matin, les retrouvailles, la poire, les guides espiègles, les motards en lacets, les refuges, les bons peintres, la Roque d'Anthéron, la Bonne Mère, Matisse, les petits hôtels, la baguette d'épeautre, le petit blanc...

Et c'est ainsi que nous verrons que tout ou presque est dans le regard, sans jeu de mot ...

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