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lundi 16 mai 2016

NUITS DEBOUT...et JOURS COUCHE

On en était où ?
Ah oui, on dormait debout..

Nuit debout a au moins un bout de retard.

Cela fait des plombes, des mois, des années que dis-je, que le gentil peuple, accablé par la violence du capitalisme, a compris comment il pouvait s'en sortir.

En restant couché. 
Au sens littéral, comme vient de le confirmer le taux d'absentéisme dans la fonction publique territoriale, relevé par l' IFRAP.

Amiens tient le record absolu 2015, avec 49 jours d'arrêt de travail en moyenne pour les employés de la ville. Deux mois et demi !
Avant 2015, la ville dirigée par la gauche, après Gille de Robien, oubliait de donner les chiffres. 
La notion de transparence devient toujours très floue quand les ennemis du capitalisme sont aux manettes.

Avec une précision savoureuse : les titulaires sont trois fois plus absents que les contractuels. Le contractuel doit tout de même être prudent s'il veut arriver à la titularisation, carte de réduction de...travail.

Si vous faîtes un rapide calcul, 49 jours en moyenne, cela veut bien dire que certains font encore beaucoup mieux, car il doit tout de même rester quelques employés qui ne prennent "que" 20 jours par an. 

Nuit debout devrait être rassuré par la capacité des victimes du capitalisme à s'adapter discrètement, en décidant d'aller bosser quand elles en ont envie, et seulement si.

Les dirigeants politiques de ces collectivités, savent qu'il est malsain de sanctionner de braves gens, qui vous élisent pour que l'escroquerie continue le plus longtemps possible.

Nuit debout est une véritable aubaine pour maintenir l'écran de fumée sur la duplicité des élus qui s'interdisent de sanctionner leurs électeurs/employés.

Ces merveilleuses planques se transmettent toutes en cercle fermé, de grand père en petit fils, car la titularisation est le sésame magique qui vous sort de la pénibilité de l'efficacité, ad vitam.

Cela vaut de l'or et les victimes du capitalisme savent toutes où est la mine.

Je ne suis pas d'accord avec Sarko qui affirme que la place de la République n'a pas de cerveau. Tout cela est très bien combiné.  
Le militant William Martinet, président de l'Unef, sait déjà qu'il sera promu très bientôt dans une collectivité territoriale, qui lui laissera tout le temps de devenir député des victimes...

La collusion avec les casseurs, comme avec les zadistes est cousue de fil rouge. Vous cassez, et nous simples manifestants de "base", on explique à la presse à quel point le climat est explosif. Pour que ça passe encore mieux on le fait dire par Mélenchon, en vogue dans la média bulle.

Et c'est ainsi qu'un bon tiers de la population active s'est lentement et tristement habitué au mensonge et à la tricherie, Mitterrand, le grand maître, ayant largement ouvert les vannes...



A diffuser sans modération...


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