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mercredi 27 avril 2016

EN MARCHE... ARRIERE ?

Bonjour Monsieur le Ministre,

Comme la bulle médiatique ne parle que de vous, je me suis trouvé plusieurs fois en situation d'écouter ce que vous dîtes, Mr Macron.

Bien que tendant l'oreille pour ne pas perdre en route une idée qui serait créative, je crois bien ne rien avoir entendu de la sorte.

Libérer le marché des autocars, dont on se demande bien pourquoi il était verrouillé, n'est pas à proprement parler une décision stratégique. C'est du niveau d'un secrétaire général de sous-préfecture.

 Rogner les honoraires des notaires, qui ont été très très bien servis par l'évolution du marché immobilier depuis 30 ans, est une mesure de bon sens, que j'aurais pu signer.

Je tiens à votre disposition une liste de 31 dispositions décisives que j'ai sobrement intitulée  : 2017, un vrai programmes couillu.


Déclarer à votre âge, que le clivage gauche/droite est une fumisterie qui arrange toute la classe politique, sans émettre une seule proposition, en faisant croire que l'on va aller directement demander à Madame Michu ce qu'elle en pense, cela sent bon la petite manoeuvre démago, style marche arrière.

Il y a en France d'excellents analystes -  l'IFRAP en particulier - qui savent très bien ce qu'il faut faire tout de suite. Vous avez encore un an pour vous y atteler.

Mais j'ai bien compris que vous étiez désormais branché sur le coup d'après.

Connaissez vous, Monsieur le Ministre, le dicton qui est le plus mal interprété dans notre riche patrimoine linguistique ? La fortune sourit aux audacieux, décodé aujourd'hui par la fortune sourit aux ambitieux. Nuance.

En fait, voici comment j'analyse votre dé-marche.
En côtoyant depuis 4 ans le haut du pouvoir, vous avez compris que le caractère de nos dirigeants n'est plus au niveau des exigences de notre pays.  

Ils sont si craintifs que la voie est libre pour un Rastignac qui dirait que le réel existe, pour paraphraser Michel Onfray.

Depuis 1981, tout est analysé sous l'angle de la crainte : peur de la Cgt, peur de FO, peur des intermittents, peur des Zadistes, peur de l'Islam, peur de écolos rouges, peurs...


On nous dit que coté intellect vous êtes dans le haut des clous, mais en fait la question n'est pas là, cher Enmarcheur, c'est de votre trempe dont il s'agît. 
Pour le QI, on a déjà donné avec  les Jacques Attali, Alain Minc, ou Raymond Soubie...

Allez vous envoyer vos gentils et crédules Marcheurs sonder la place de la République, et Barbès?

38 ans et alors ?



A diffuser sans modération...

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