Connaissez vous un cheminot qui ne profite pas des bienfaits de la concurrence ?
Sont ils tous abonnés à Orange, par solidarité avec les ex PTT ?
Mon œil ! Sont ils restés au Minitel ?
Ne prennent-ils jamais EasyJet, par solidarité avec les ex d'Air France nationalisé ?
Mon œil !
N'achètent-ils jamais d'autre voiture qu'une Renault par solidarité avec les ex RNUR ?
Mon œil !
Pour la coupe du monde de foot quelles marques asiatiques choisissent-ils ? Vive la mondialisation !
Mais chez nous, le train, n'est pas un service public !
Il est à nous, c'est tout. C'est un service public privé, na !
Mon grand-père y était, mon frère, mon oncle, ma belle-sœur, deux de mes neveux, trois cousins, quatre voisins et douze potes !
C'est une affaire familiale, alors ne venez pas nous emmer....
En trois générations, pas un seul d'entre nous n'a quitté le navire en démissionnant ! Faudrait être maso pour délaisser un si bon fromage.
Voyages gratuits, plus voyages à 10 %, primes et reprimes, comité d'entreprise aux petits soins, arrêts de travail à volonté, petits arrangements avec les récupérations, réunions syndicales détentes, pression sur les cadres...
Pour prolonger le truc le plus longtemps possible on désigne les durs comme délégués syndicaux ; ceux qui sont capables d'affirmer haut et fort n'importe quoi, et surtout qui ont appris en section, comment faire pour travestir en agression contre les services publics, tout ce qui nous ferait travailler vraiment.
Et c'est ainsi que pas un seul des 600 polytechniciens et Enarques de la Sncf, ne se lèvera pour dire que la productivité de nos chers cheminots est la plus lamentable d'Europe, et licencier les braillards.... la peur est au centre de la table.
A diffuser sans modération...
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