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dimanche 10 novembre 2013

La fuite.... en arrière

L'éventualité de se tromper accompagne chaque individu, de son jeune âge de raison jusqu'à ce que la mécanique cérébrale finisse  par s'enrayer.

Disons que "se planter" et/ou faire de mauvais choix, fait partie intégrante du jeu.

Une fois établie cette Lapalissade universelle, observons ce qui se passe chez nous, en France.
Le droit à l'erreur n'existe pas. C'est le droit à la honte qui domine.
Honte de devoir reconnaître une formidable erreur, alors que tout votre cursus vous a au contraire conduit à penser que votre intelligence vous protégerait indéfiniment.

Depuis ce fameux siècles des Lumières, qui nous aurait placé très largement au dessus de l'intelligence ordinaire des autres nations, l'erreur d'analyse et/ou de jugement n'est plus acceptable.

- " Comment ce crétin n'a-t-il pas prévu les conséquences absurdes de son hypothèse ? "
- " Autant d'intelligence pour un aussi piètre résultat ! "

Ainsi placés dans une bulle, où le trinôme intelligence, hautes études, consanguinité, ne peut produire que du bon, du juste, et de l'exact,  l'imprévisible, l'inattendu, le subjectif, le réel, vient bousculer le jeu de quilles si parfaitement agencées.

Et cela fait tellement mal, que tout le monde s'agite pour noyer la véritable cause sous un déluge d'explications extérieures et d'invocations subliminales. Il ne faut jamais, jamais reconnaitre une erreur.
Au contraire des anglo-saxons qui la trouvent même féconde.



Ne soyons pas surpris que la faculté d'anticipation ait déserté les méninges des décideurs politiques et hauts fonctionnaires français : l'erreur, même flagrante, est pour eux sans conséquence.

M. Haberer et son Crédit Lyonnais : bouillon de 15 milliards d'euros au bas mot, et toujours une retraite au top ! L'affaire Tapie n'en étant qu'une ultime péripétie.
Note de la France dégradée :  les taux sont très bas, prenons donc cela par le dédain. No problem.

Aurait-on entendu dire une seule fois que les acteurs de décisions idiotes, si lourdes de conséquences, aient de leur plein gré quitter la fonction publique ? Assurément non.

Et c'est ainsi que rétropédalage, reculades, demi-mesures, usines à gaz, reports, abandons, se font en ayant l'aplomb de celui qui devrait manger son chapeau, mais continue toujours à faire le beau....



A diffuser sans modération....

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