- dis donc, je peux venir jouer avec vous ?
- à quoi ?
- à la politique, je ne connais pas d'autres jeux !
- et dans notre équipe ?
- ben oui, j'ai perdu la mienne quand j'ai encore raté le dernier tournoi en 2012. Ils ont tous changé de vestiaire.
- c'est vrai que tu ne gagnes pas souvent. T'as quand même un drôle de jeu.
- c'est pas de ma faute, c'est ma formation de base, je suis prof et littéraire en plus. Normalement si on lit beaucoup ont doit savoir jouer non ?
- disons qu'il faut quand même que tu joues plus souvent sur le terrain que sur les tribunes
- ah mais les tribunes alors ça, ça me transporte d'aise.
- oui bien sûr, sur la tribune on ne voit pas l'équipe, il n'y a qu'un joueur.
- c'est là où je suis le meilleur : il y a quand même 18 % du public qui m'a désigné number one.
- oui, c'est arrivé une fois sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi, mais dans l'ensemble qu'est ce que tu as pris comme râteaux !
- et tu vas vouloir jouer avant centre bien entendu ?
- vous en avez déjà un ?
- ah chez nous ça cogite : disons qu'on évite de tout simplifier, les subtilités invisibles on connaît. Alors dire tout de go qu'untel est le meilleur des meilleurs, c'est pas le style maison.
- tu veux dire qu'il faudrait que j'arrive à vous le démontrer ? Mais c'était pas du tout comme ça dans mon club ! Ils ont compris que j'avais une mission.
- t'en es encore réellement convaincu ? comme la madone ?
- .... oui je le sens !
- écoutes on va voir, mais surtout t'évites de faire des passes à l'adversaire, de marquer contre ton camp, et de porter en triomphe sur tes épaules... le capitaine de l'équipe adverse.
Et c'est ainsi... ce que la politique, dans sa version la plus combinarde et la plus exaspérante, peut imaginer pour prolonger la carrière de sérieux illuminés qui se paient de périphrases stériles....
A diffuser sans modération....
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