Les fidèles sont prêts.
A passer du recueillement à l'exhubérance.
Ne manque que la fumée.
Ainsi fait-on encore usage du feu, des dizaines de milliers d'années après sa découverte, pour délivrer en 2013 un signe universel, y compris pour les illétrés.
Le vide, même très bref, va être comblé : l'Eglise aura son boss.
Langage inapproprié pour parler d'un Pape ? Je ne crois pas.
Il lui faudra une trempe du tonnerre de Dieu.
Un milliard de fidèles, au milieu de 6,5 milliards d'humains.
Qui tous parlent du même Dieu, mais pas d'une seule voix.
Ce boss doit le devenir au moment même où, ne l'ayant pas désiré puisqu'il est fait cardinal et donc Papabile par la grâce d'une nomination, il apparaît comme le plus "talentueux" d'entre eux.
Il entre de plein pied et dans l'instant, dans le paradoxe suprême.
Ne point s'enflammer du pouvoir qu'il reçoit, et provoquer le regain d'enthousiasme débordant sans lequel rien de grand ne se construit.
S'il faut qu'il soit subtil, pour que ceux qui viennent de l'élire retombent sur terre et jouent le jeu à fond, la subtilité seule serait un peu juste pour ranimer la flamme.
Redéfinir l'objectif terrestre, la stratégie, les tactiques, sans toucher aux dix commandements, impliquent d'avoir un caracatère exceptionnel, et ne point trop se reposer sur les recommandations divines du coach, le Saint Esprit.
Pour atteindre l'au delà, la plénitude, beaucoup d'autres affirment qu'ils ont un bien meilleur chemin à proposer que celui des catholiques. Et celui de la contrainte et de la soumission a le vent en poupe en ce moment.
A elle seule, son origine géographique et culturelle aura du sens. Beaucoup de sens.
Ce serait le moment d'envoyer à Rome un "grand Patron", et non plus un prélât.
Amériques, puis Asie, puis Afrique, ce conclave va-t-il signifier que c'est dans cet ordre que le futur de l'Eglise va s'écrire. Je n'en serais pas surpris.
Et c'est ainsi que 115 hommes-prêtres-cardinaux vont devoir se laisser gagner par l'alliance de leur intelligence et de leur inspiration, pour retourner dans leurs diocèses ré-enflammés...
A diffuser sans modération...
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