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dimanche 28 octobre 2012

Les obstinés

Les indignés se trompent de cible.

Ce sont les obstinés qui sont à l'origine des difficultés économiques que refusent ces indignés.

Les obstinés n'ont qu'un seul bréviaire : tout peut et doit se partager. Et le partage c'est leur affaire.

Les obstinés ont un point commun, quasi génétique, : ils sont craintifs, et redoutent par dessus tout d'avoir à affronter les aléas de toute vie.

La sécurité est leur religion : le risque leur cauchemar.

De génération en génération, ils recherchent et se transmettent tous les jobs procurant statut.

Ils ont appris de leurs parents, que dans ces métiers, si bien codifiés, être viré est exceptionnel.
Tout le monde se protège, du bas en haut.
La conjoncture n'existe pas dans ces océans de tranquillité. L'ailleurs n'existe pas non plus.
La mer sera toujours calme, indéfiniment.

Assurés d'une sécurité adorée, souvent échangée au prix de la monotonie, de l'ennui, et du chef de service retors, ils peuvent enfourcher en toute quiétude le grand cheval de l'égalitarisme.
C'est être si génereux de réclamer pour tous, ce que l'on a précieusement obtenu pour soi.

Ils apprennent très vite les dogmes de base. L'égalité se crée si on le veut bien.
Ils ont entendu cela tout petits.  C'est pourquoi ils deviennent obstinés.

Il est interdit de dire son fait à un obstiné : il fait alors appel aux valeurs : tarte à la crème dont le stock est inépuisable.

Leur pire ennemi est la réalité, mouvante, changeante.
C'est à dire celle que les autres vivent avec ses risques, ses succès, ses drames, ses ''injustices", ses inégalités...
Contre la réalité ils ont dressé un rempart : le principe de précaution.
Ils sont les champions du discours sur la productivité de l'économie privée, et... se taisent quand il s'agît de la leur.

Les obtinés ont pris le pouvoir en France, depuis 40 ans.

Le droit acquis est le seul droit qui vaille : tous les autres sont relatifs.
S'adapter est un mot anti-solidaire, un mot de voyou.
Les coûts qu'ils font peser sur nos finances nationales sont astronomiques.

Les obstinés tiennent presque tous les leviers, car les 3/4 de la classe politique viennent de leurs rangs. Ils sont dans tous les palais, annexes comprises.

Qu'un vieil homme déguisé en ''indigné'', réussisse le tour de force de rediriger le ressentiment de ceux qui sont désarmés et démunis en face des crises, en direction des entrepreneurs/risqueurs qui sont justement entravés par l'obstination réthorique d'une minorité d'obstinés, démontre à quel point
le bon sens est lui aussi agressé.

Et c'est ainsi que  l'influence des obstinés, sans cesse amplifiée, provoquera un jour ou l'autre le vrai clash...


A diffuser sans modération...


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