Quelque part en Bourgogne...
la combe, joliment dessinée par la nature, est bordée de bois, et la dernière journée de chasse se prépare,
Un des meilleurs instants de la chasse, c'est le rond.
Les chiens s'impatientent, car ils n'ont que faire des instructions indispensables du Président pour que sur le grand territoire chacun soit judicieusement posté et protégé.
L'angle de tir accordé, 30°, exigera vivacité et adresse, car, haut sur pattes ou râblé, l'animal sait que vitesse et surprise vont lui sauver la mise.
Au signal sonore la traque se met en marche et en ligne. Il faut simuler le surnombre, se mettre sous le vent, pousser la faune et progresser entre buissons ardents et bosquets touffus.
Les chiens se disputent la trace.
Point de coup de feu sur la ligne, le brocard est repassé derrière, sous la protection des consignes de tir. Seul un renard téméraire
se risque à défier la traque.
Plus souvent que l'écolo/citadin ne le pense, le gibier gagne l'épreuve, malgré la tension de l'affût.
La présence du chasseur décuple les aptitudes.
Au replacement sur la deuxième traque, le soleil vient souligner la beauté de cette combe, insoupçonnable.
Devant cette douceur de courbes, l'homme en oublie son tableau.
Le chasseur ne se plaint pas, il attend et espère. Un seul tir vaut une tonne de souvenirs et des mois d'images. Le moment est gravé pour des lustres.
Puis vient l'autre grand moment : celui de la fourchette et du cuissot. La nature est si belle, le gibier si beau qu'il faut se le redire autour de la tablée.
Et c'est ainsi que traque et chasse rejouent de génération en génération la grande partition de la proximité de l'homme avec son environnement, au grand dam de ceux qui ont peur d'effaroucher les petits oiseaux...
A diffuser sans modération...
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