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vendredi 13 janvier 2012

Mort tragique....ment inutile

En juillet 2011, j'écrivais un billet sur ce besoin quasi suicidaire de faire des "reportages de guerre".

Aller à tout prix ajouter de l'image à ce que nous savons tous, relève du curieuse obstination.

Mais qu'apportent donc 3 minutes de reportage pour nous montrer des mortiers, des larmes, des silences et des individus surexcités ?
Partout ou règnent ces régimes dictatoriaux, champions du mensonge, de la manipulation et de la terreur, un seul reportage suffit amplement.

Nous savons tout sur tout, et les satellites militaires ont bien plus d'images et d'infos que nos "reporters de guerre".

Les contritions posthumes cachent deux choses :
- la  recherche d'adrénaline est similaire à celle des sports extrêmes, et l'excitation de la mission périlleuse est aussi au coeur de l'enjeu.
- ceux qui signent ces missions, et les font financer par les deniers publics, devraient d'abord obtenir de notre commission des affaires étrangères un feu vert.

En face des veuves et des orphelins, on magnifie la beauté du métier et on glorifie le journalisme qui devrait informer partout et sur tout, au nom de la liberté.


Et c'est ainsi que des garçons s'élancent dans les bourbiers, pour quelques minutes d'images qui ne changent rien, alors que, dans le même instant, leurs rédactions savent garder bien au chaud d'autres informations "brûlantes", glanées lors des fameux échanges "off".



A diffuser sans modération...


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