Le parapente c'est très sympa : j'ai appris.
Mais le parachute, c'est bien plus tendance.
Voilà comment il faut pratiquer :
1. Vous déployez une grande carte de France, si possible avec le découpage de 560 circonscriptions.
2. Vous examinez attentivement dans quel avion les citoyens sont montés la dernière fois : PsAir, UmpAir, Easy Front, Modem Dream...
3. Quand vous êtes sûr que ce sont des passagers réguliers et fidèles, qui ne changent pas de compagnie pour une pécadille, vous appelez le siège à Paris pour leur dire que votre choix est fait :
- Je prends celle là !
Et qu'on ne vienne pas sur ma piste d'atterissage !
4. Puis vous attendez que le renom de la compagnie fasse son effet.
En attendant, vous serrez 18.779 mains sur les marchés, visitez les hospices, répétez 43 fois le même speech. Vous remerciez tout ce qui bouge, " N'oubliez pas Madame Ginette, n'oubliez pas... "
5. Le lendemain de l'atterissage général, vous pliez le parachute.
Vous chargez votre attaché parlementaire de bien suivre tout ce qui se passe dans le ciel de la circonscription, puis vous filez à Paris : c'est quand même là que sont télés et journalistes : le firmament en somme.
Le mardi on est souvent invités chez le grand patron.
Et c'est ainsi que le grand guichet des investitures ne désemplit pendant des mois, car, sans label de la compagnie de parachutages, autant dire que tenter de convaincre tout seul ces benêts d'électeurs reviendrait à sauter bêtement de l'avion sans parachute...
Diffusion largement autorisée...
.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire