Ca va être coton de l'avoir ce prix Goncourt !
Je ne suis pas enseignant.
Mais admiratif de voir comment le petit Cercle des poètes reconnus - ils étaient 8 cette année - arrive à transformer un professeur de l'éducation nationale en héros du microcosme littéraire.
5 voix pour, et le tiroir caisse s'emballe !
Je ne lirai pas ce livre - j'ai trouvé mon petit Goncourt à moi, le livre de Pascal Bruckner sur les fous de l'écologie " Le Fanatisme de l'Apocalypse" - car le principe du prix littéraire me semble suspect.
Depuis des années, trop de prix vont aux enseignants.
Pourquoi ? Temps libre très abondant, maîtrise de la langue, promiscuité avec le livre, sécurité matérielle, faussent les bases de la course.
Le monde littéraire se divise en trois groupes :
- les enseignants et universitaires qui produisent les deux tiers des milliers de manuscrits proposés chaque année aux éditeurs. Tiens tiens, si éprouvant le métier de prof ?
- les journalistes et critiques littéraires, qui font de bons papiers sur les livres en contrepartie des pages de pub, sont en retour les enfants chéris des éditeurs, car leur notoriété de journalistes, sécurise l'atteinte du point mort.
- les stars du show bizz et de la politique, qui commandent leurs livres à des nègres, et font souvent de vrais bides : mais on ne refuse rien au Ministre n'est ce pas !
Et comme vous savez que j'aime regarder de l'autre coté du miroir, je m'interroge sur le hiatus entre l'éducation nationale qui part en vrille et le dérivatif que constitue pour les enseignants la quête de la notoriété à laquelle ils consacrent tant d'ardeur.
Et c'est ainsi, pendant que le monde vacille de tous cotés, que la fine fleur chargée de former nos enfants, démontre que la récompense individuelle, labellisée Goncourt, est autrement plus motivante que la vocation...
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