Il l'était c'est sûr.
Jean Amadou avait les deux atouts : talent et finesse.
Jouer avec les mots, sans agressivité, était son métier.
Voilà un bonhomme que je range d'office dans la Cour des Bons Hommes. Ceux qui ont été élevés sur de bonnes bases, et respectaient leurs "victimes".
L'humour d'aujourd'hui devait le chagriner, et comme lui, je reste de marbre devant les trois mamelles des amuseurs actuels : facilité, outrance, virulence. Souvent ensemble.
Peu nombreux, ceux qui ont ce don délicieux de nous faire sourire, en soulevant un coin du voile qui cache nos petites misères.
Les pères tape-dur ont viré les humoristes et les farceurs.
Il ne reste qu'un ou deux camps retranchés où le mot d'esprit est encore savouré.
La grosse cavalerie a débordé les artistes, et la provoc le talent.
Et c'est ainsi que le public s'esclaffe mais... ne rit plus.
Penses à nous Amadou.
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