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lundi 11 juillet 2011

Reporter les reportages

La frénésie est retombée.
Deux journalistes ont eu la chance de revenir en vie du reportage qu'ils croyaient hautement utile de réaliser.


63 soldats y sont restés depuis 8 ans.

Alors utile pour qui ?


Pour nous, citoyens-téléspectateurs, qui en avons vu des dizaines depuis la mort du Commandant Massoud ?

Voir un énième taliban, caché derrière un piton rocheux, nous expliquer que la guerre est sainte, puisqu'elle doit maintenir son peuple dans les ténèbres, en quoi cela est-il informatif ?

Nous savons qu'en Afghanistan, le sport ancestral c'est la guerre, d'habitude entre tribus. Depuis 30 ans les grands pays jouent au jeu préféré des Afghans, alors ceux ci ne vont surtout pas arrêter la partie. 

Les deux reporters ont balayé d'un trait le coût final astronomique de leur reportage. Leur information ne doit pas avoir de prix.

Qu'une rédaction de service public décide d'autoriser ses journalistes à aller enquêter sur la manière dont les talibans s'y prennent pour s'attaquer à nos militaires est affligeant, indécent.

On voit là que le "journaliste" n'est pas concerné par la dette : ce qui compte c'est qu'il soit perçu comme un reporter de guerre, bravant tous les dangers pour une vidéo/photo primée.

Et c'est ainsi que les journalistes vont créer eux mêmes des situations inextricables qui tiennent en haleine tous leurs confrères et nous font penser que c'est un métier alors que c'est un jeu immature...


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