Carrément déprimante, cette affaire de prime.
Sarkozy illustre une fois de plus la sale manie des politiques français ; piquer ce qu'ils veulent dans la caisse des entreprises pour se dorer d'un vernis social d'une hypocrisie accomplie.
Aussi facile que de lancer des escouades de gendarmes pour traquer l'automobiliste pour 5 km/h de plus, alors qu'arrêter les encagoulés sauvages est bien plus difficile.
Ainsi, le pouvoir démontre-t-il sa passion pour la diversion tactique alors que les vrais problèmes sérieux, graves et récurrents ne trouvent pas l'ombre d'une solution.
Oui, il n'y a plus d'élus de droite en France : la contagion de la facilité, apanage du socialisme, a contaminé toute la droite.
Faire les gros bras là où il ne peut pas y avoir de résistance, et nier les problèmes réels là où on pète de trouille devant les risques.
Roselyne Bachelot a dépensé 900 millions d'euros en paniquant la France entière à cause de la grippe H1 N1 - elle est toujours ministre - et aujourd'hui son boss vient déclarer qu'il veut que les entreprises aient un comportement exemplaire en récompensant les salariés.
Le film n'est plus drôle du tout.
Il n'a pas compris que c'est justement dans les entreprises qui font d'excellents résultats que les salaires sont déjà les meilleurs.
Les bons managers ont compris depuis des lustres que rémunérations et résultats sont corrélés.
Mais que lui disent donc ses conseillers à 20.000 euros par mois ? Qu'il est génial ?
Et c'est ainsi que le décrochage entre le monde virtuel des politiques emplâtrés dans la théorie, et le vrai monde de l'entreprise confrontée au réel, va provoquer des fractures d'une échelle 10...
Ps : bienvenue à Axel, nouveau membre de Billets sans coupure !
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