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mardi 22 février 2011

Le boomerang et le paillasson

La visite de Khadafi à Paris va avoir un effet retard inattendu.
Sur l'élection présidentielle française de 2012.


A l'époque, fin 2007, encore sous l'effet euphorisant de son élection Sarkozy s'imaginait qu'il pouvait démontrer son extrême perspicacité en bousculant tous les codes et en invitant Khadafi à Paris en grande tente, et grande pompe.

Rama Yade, s'est fait tancée pour avoir oser exprimer son indignation.
Lequel de ses censeurs oserait-il aujourd'hui lui faire face ?

La diplomatie française est à coté de la plaque, depuis qu'un obscur préfet devenu premier adjoint du Président, fait comme son maître, s'occupe de tout et de n'importe quoi.

MAM, nommée pour la forme, accumule boulettes et maladresses, et c'est notre ministre de l'Economie qu'on envoie en Tunisie pour récupérer ses gaffes et celles d'un jeune ambassadeur, que le chateau a cru bon de nommer à Tunis parce qu'il parle arabe et que le Président en a fait son poulain.

A force de tout vouloir contrôler, de la maladie d'Alzheimer à la nomination des ambassadeurs, en passant par France Télevisions ou l'affaire Bettencourt, on arrive à ne plus savoir où sont les bornes.

Si les français n'ont pas conscience qu'ils sont eux aussi confrontés en ce moment à une forme autocratique de pouvoir, qui veut tout englober, tout contrôler, remplaçant même le gouvernement, on peut craindre qu'ils ne comprennent rien non plus aux véritables enjeux de la prochaine élection présidentielle. 

Me bousiller le G 20 comme ça, alors que ce devait être un grand moment de clairvoyance politique, salauds de dictateurs !

Et c'est ainsi que nous ferons les analyses géo-stratégiques les plus éblouissantes... après la tourmente.

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