Après un coup de sang va pour un coup de rouge !
Etant devenu un consommateur européen, je vais de temps en temps au Tesco de Plymouth, chez nos ennemis héréditaires que j'aime bien, surtout depuis que mon fils a épousé une gracieuse de sa gracieuse Majesté.
Et bien figurez vous que là bas le Casillero del Diablo, gouleyant petit rouge chilien est à 7,40 £ soit 9,30 €.
Alors ? me direz vous.
L'ayant trouvé plaisant, je chasse désormais le Diablo dans toute l'Europe, et le déniche dans plusieurs échopes.
Et c'est là où tout devient funny : son prix voyage lui aussi beaucoup. Entre 12,50 € chez un grand distributeur français dont le génial logo vous oriente à chaque carrefour, et 8,60 € chez un marchand de vins, dont le nom sent le prénom présidentiel.
Vous suivez ? Soit près de 50 % d'écart de prix
Encore absorbé par les mystères du benchmarking, je surprends un soir d'automne mon Diablo chez un troisième larron, et en promotion frontale : c'est à dire deux bouteilles pour le prix d'une et demi, soit au final 5, 65 € !
2, 22 fois moins cher que chez ce grand guerrier du prix raboté.
La question serait de savoir quel est le prix de vente pratiqué par l'importateur de mon Diablo, méconnu dans les linéaires, pour reconstituer la structure des marges réelles de ces distributeurs qui pensent si fort à notre porte monnaie.
Je doute que la même histoire se répète avec un vieux Bourbon, celui avalé d'un trait par le héros au début du western, mais si cela pouvait arriver par bonheur, soyez assurés que je n'en dirais rien. Vous avez déjà vu un chercheur vendre un filon ?
Oui comme tout consommateur avisé, une fois je tire un joker, et une autre fois je suis plumé ... ainsi va le commerce.
Et pour Noël, pas de blagues ne jouez pas avec el Diablo !
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