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mardi 29 juin 2010

Moi aussi, je sais faire

Les accros de la Sarkosie vont sans doute me dire que je file vraiment le coton à l'envers. 
De droite depuis mes 21 ans - je suis trop vieux pour avoir  pu voter à 18 ans - je n'ai jamais fait une incartade. 100 % de bulletins de droite.
Mais ma capacité d'acceptation est franchement entamée.

Les rodomontades ça suffit !
Alors même qu'il vient de plier devant les fonctionnaires, une fois de plus, en faisant semblant de toucher à leurs avantages indécents et injurieux, il nous fait le coup du grand méchant loup avec les hauts fonctionnaires auxquels il imposerait tout d'un coup la décence.
C'est drôle de voir comment des politiques que l'on a désignés pour défendre nos intérêts collectifs nationaux feignent de découvrir que la caisse n'est pas la leur : être pris pour une bille par les élus que nous avons choisis, franchement ça passe mal.

Moi aussi je peux imposer mes décisions subites à des gens qui me mangent dans la main tellement ils ont la trouille de perdre un maximum. Ils savent que sur un coup de tête je peux les réduire à néant.
Et tout cela pour nous faire croire que j'engage un combat sans merci contre la gabegie.
Non Monsieur ! Le véritable combat, le vrai courage, n'est pas d'effrayer 3.000 hauts fonctionnaires apeurés, mais de ne plus renoncer à faire plier les maîtres syndicalistes qui nous tiennent en otages depuis 30 ans. Plus exactement depuis que Miterrand a joué avec cynisme la carte de la facilité pour qu'on le prenne pour Louis XIV distribuant ses friandises au peuple.
A ce stade de cynisme, il y aurait matière à poursuivre les socialistes, morts ou vivants, pour atteinte volontaire aux intérêts vitaux de la nation. Et quelle tristesse de voir Jacques Delors laisser sa fille proférer de telles sottises.

Plus encore, quelle déception de voir les gens de son propre camp se mettre aux abris dès qu'un syndicaliste hausse le ton.

L'Ump ferait mieux de rassembler 2 millions de personnes dans les rues, comme au temp heureux de la défense de l'école libre, plutôt que d'inaugurer des Mosquées.


 
Et c'est ainsi que nos dirigeants savent où sont leurs Hôtels de prestige, leurs aéropages, leurs chauffeurs, mais ne savent plus où ils habitent...

Nota ; tout le monde aura saisi que si Sarko fait soudain les gros yeux, c'est parce qu'il sait trop bien que la notation de la France en matière d'emprunt va plonger dans les mois qui viennent et que l'ardoise va prendre des proportions dramatiques.

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