Nous voilà complètement usagés.
Lessivés, épuisés et sidérés par le mépris que nous témoigne depuis 30 ans la Sncf.
Le refus de communiquer perpétué à un tel niveau d'obstination, reflète une mentalité interne cynique.
En haut de la pyramide, la Sncf est la chasse gardée de ses 500 cadres supérieurs de très haut niveau - polytechniciens, ingénieurs des mines, des ponts, etc...- que le monopole rend de fait indifférents à toute critique extérieure.
Ils se sont passionnés pour battre le record du monde de vitesse, très valorisant pour un ingénieur, mais communiquer avec les usagers... mais c'est une tâche pour les petits échelons, voyons !
En bas de la pyramide, des dizaines de milliers d'employés qui sont entrés à la Sncf pour les extraordinaires avantages et la sécurité qu'elle leur procure . Et cela de père en fils, depuis 3 ou 4 générations. Le fromage est bon.
Et le client au milieu ? Quel client ?
Ah oui, et bien il fait ce qu'on veut : c'est dans le règlement.
Vont-ils revoir les campagnes de pub mirobolantes sur la supériorité du train, et vont-ils garder tout leur état major, comme si rien ne s'était passé ?
Ils croient que la réservation sur Internet leur donne les attributs d'une entreprise moderne, c'est triste.
Souvenez vous de France Telecom, qui se gargarisait de l'invention "géniale" du petit Minitel, et se frottait les mains avec l'obligation forcée de s'équiper d'une ligne Numéris. Pendant qu'internet devenait partout ailleurs le véritable outil universel de communication.
Heureusement l'Europe nous a libéré de l'étreinte étouffante du monopole, les consommateurs français ont alors récupéré très vite leur retard, et la part de marché de FT a fondu.
En 2011, l'Europe va aussi et enfin nous libérer de l'étreinte cynique de la Sncf.
Et de nouvelles compagnies feront tout simplement ce que l'on fait à l'égard d'un client : on ne le prend pas pour une bille avec carte bancaire.
La revanche fera mal.
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