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mercredi 2 décembre 2009

Question française, réponse suisse

Avec le débat sur leurs minarets, les citoyens suisses ont répondu à une consultation, comme ils le font régulièrement selon leur constitution, qui considère le citoyen comme une personne avisée, au vrai sens du mot.

La participation très forte à cette votation démontre combien ils se sentaient concernés par la question justement, mais aussi par ce qu'elle ne disait pas.

Et voilà que ces citoyens suisses, gens avisés, ont répondu ce qu'ils pensent, c'est bien curieux ça !
Enfin c'est ce qu'en France on a immédiatement tenté de nous faire comprendre : il faut les excuser ils ne l'ont pas fait exprès : tout ça c'est à cause d'un guignol populiste.

Et puis les Suisses sont tellement différents des français que le résultat n'est pas transposable chez nous. D'ordinaire en France, on sourit devant les votations suisses et leur coté primaire.

Mais cette fois ci, bigre ça ne rigole plus !
Voyez comme on se protège immédiatement des conséquences prévisibles qu'une approbation spontanée de la réponse des Suisses, risquerait de provoquer en France.
Journalistes et hommes politiques ont été à l'unisson : chez nous tout cela est dépassé, tout est paisible, l'Islam de France ( ? ) est soluble.

Par contre le français de base, lui, s'est emparé de la question avec un enthousiasme record : enfin un peuple d'Europe qui ose dire la couleur du noir. Qui ne fait plus semblant.

Depuis 25 ans, les intellectuels, les penseurs, les journalistes, les religieux, ont inventé en France le concept d'Islam modéré, sans jamais expliquer ce que cela voulait dire au juste.

Peut-on appliquer modérément des préceptes, dont on constate que leur application justifie de multiples formes de violence et de coercition ?

Y compris celle d'y adapter de gré, et à l'usure, nos propres lois ?

Les Suisse eux ont répondu qu'ils n'étaient pas schizophrènes, et donc qu'ils ne croyaient pas à la modération.

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