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mercredi 17 juin 2009

Bayrou et l'uppercut

Monsieur Bayrou est triste. On le comprend.
Depuis 5 ans il n'avait aucune raison de douter de la justesse de son diagnostic. Les éléctions confirmaient qu'il faisait peut-être le bon.
Nous étions, à ce qu'il disait, lassés par l'opposition gauche droite, et nous rêvions de la voie idéale, celle du centre.
Compromis magique qui englobe tout ce qu'il y a d'efficace à droite avec tout ce qu'il y a de sensible à gauche. Laissant bien sur dans le fossé tout ce qu'il y a d'excessif à droite et d'illusoire à gauche.
C'était l'humanisme retrouvé. La politique purifiée.

Il s'était convaincu, qu'ayant fait cette analyse magistrale, lui seul pourrait mettre en pratique cette quadrature, en prenant le pouvoir lors des présidentielles. Tout le monde il est gentil et il est beau , et je vais prouver que 75 % des français rêvent de vivre main dans la main.

L'uppercut qu'il vient de prendre, sans les gants, a de quoi le sonner pour plusieurs rounds.
Et c'est tant mieux. Considérant qu'il s'est excusé de cet échec, sans rien changer à son obsession, il va repartir de plus belle. Ceux qui font de mauvaises analyses ont bien trop de mal à l'admettre pour corriger le tir.
Et si on lui disait tout simplement que moins d'un français sur 12 estiment qu'il a la carrure pour la fonction ? Vouloir absolument le job ne suffit pas.

Le centrisme est bien une fabrique de déceptions.

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